Van Damme : "J'ai été frappé par l'instabilité du Standard... et ça n'a pas changé"

Nombreux sont les anciens joueurs ou dirigeants du Standard à fustiger les mauvais résultats de ‘leur’ club cette saison. Incapables d’accrochés les Play-offs I, les Rouches ont une nouvelle fois loupé le coche. Et cela ne fait clairement pas plaisir à Jelle Van Damme qui, depuis Los Angeles, suit attentivement les pérégrinations de ses anciennes couleurs.

"C’est dommage, je ne peux pas dire autre chose. Je suis encore avec beaucoup d’attention les résultats de mes anciens équipiers et j’étais naturellement très déçu en voyant qu’ils n’avaient plus aucune chance d’accrocher cette sixième place au classement" explique l’ancien capitaine liégeois qui a fièrement porté les couleurs du Standard de janvier 2011 à janvier 2015.

"J’ai vu le match à Mouscron, poursuit-il dans un entretien accordé à la DH. Je serais devenu fou sur le terrain, car c’était un vrai problème de mentalité."

Pour le défenseur du Los Angeles Galaxy, présent dans le onze de l’année en MLS la saison dernière, la raison de ces mauvais résultats est à chercher du côté de l’instabilité chronique du club du bord de Meuse.

"Il y a beaucoup de bons joueurs dans ce noyau du Standard mais on en revient toujours au même problème : cela manque de stabilité. Que ce soit au niveau de la direction, de l’entraîneur ou des joueurs" juge le Diable Rouge qui compte 31 sélections.

"Quand je suis arrivé à Liège, il y a six ans déjà, j’ai été frappé par l’instabilité qui y régnait. Malheureusement, j’ai remarqué que cela n’a pas vraiment changé depuis mon départ. La clé de la réussite viendra d’une certaine régularité à tous les niveaux. C’est-à-dire une ligne de conduite, de travail, qui serait conservée durant plusieurs années. Il faut également recruter des joueurs qui ont spécifiquement la mentalité pour porter un maillot comme celui du Standard" analyse l’ancien Anderlechtois qui pense toutefois que les actuels dirigeants rouches sont capables de relever ce défi.

"Le président Bruno Venanzi présente l’avantage d’être un grand supporter de son club. Olivier Renard est également quelqu’un de bien pour le Standard, explique Van Damme. Maintenant, ils vont devoir démontrer, à l’avenir, qu’ils peuvent suivre une certaine ligne de conduite. Car, travailler avec un groupe de pratiquement quarante joueurs, c’est impossible. Il faut conserver une colonne vertébrale et y apporter quelques retouches."

Et de conclure : "Théoriquement, le Standard doit tout le temps figurer sur le podium mais, là, cela fait trop longtemps que ce n’est plus arrivé. Les supporters sont fantastiques et méritent de voir leurs couleurs jouer les premiers rôles chaque saison."

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