Trois Cartes rouges, des bagarres...et le seul but de Clément contre Anderlecht : retour sur le 'Topper' de 2002

Dimanche, Philippe Clément s’assiéra sur le banc du Club de Bruges pour affronter le Sporting d’Anderlecht pour lancer l’aventure des Blauw en Zwart dans ces 'Champions play-offs'. Anderlecht, c’est un adversaire que Clément connaît très bien puisqu’en tant que coach, c’est le club qu’il a affronté le plus de fois (15). En tant que joueur aussi, l’ancien défenseur des Diables rouges a souvent croisé le fer avec les Bruxellois, antagonistes les plus fréquents de Clément avec 27 confrontations (comme Gand).

L’actuel coach du FC Bruges n’est pourtant parvenu qu’à marquer un seul but face aux Mauves. C’était le 7 décembre 2002 lors d’un 'Topper' qui restera à jamais gravé dans les mémoires de ceux qui y ont assisté. Au-delà de la victoire Brugeoise (2-1) et du but victorieux de Clément, c’est la véritable bataille sur la pelouse qui aura marqué les esprits ce soir-là.


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La demi-heure de jeu est à peine passée que les Brugeois sont réduits à 10 pour un vilain geste de Birger Maertens sur Nenad Jestrovic. Une exclusion que l’on pourrait juger sévère au vu de ce qui se passera dans les minutes suivantes. La tension monte en effet d’un cran juste avant la pause quand Bertrand Crasson ouvre le score et permet à l’Anderlecht de Dindane et de Basseggio de mener 0-1. Les Bruxellois semblent avoir fait le plus dur mais en début de 2e mi-temps la double exclusion – 2 cartes jaunes à chaque fois – de Glen De Boeck et de Nenad Jestrovic fait basculer la rencontre. Bruges va en effet revenir au score par Olivier De Cock puis faire 2-1 via Philippe Clément.

La frustration est palpable et le sentiment d’injustice ne fera qu’augmenter dans les minutes suivantes avec une série de coups de coudes et autres fautes volontaires qui dégénéreront en bagarre. "Je n’oublierai jamais ce match, ce fut un moment charnière de ma carrière", déclarera l’arbitre de cette rencontre Frank De Bleeckere des années plus tard.

"Gagner le titre comme ça, je préfère ne pas le gagner, être deuxième et avoir la conscience tranquille", commentait Bertrand Crasson après le match. Prophète d’un soir, l’ancien défenseur anderlechtois aura raison. Au terme de la saison, les Brugeois décrocheront le titre avec 8 points d’avance sur Anderlecht.

Le résumé et l’analyse de Marcel Javaux après Bruges – Anderlecht (2002)

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