Tout ce qu'il faut savoir sur l'arrivée du Video Assistant Referee en Pro league

Le département arbitrage de l'union belge a présenté ce lundi les principales modifications aux lois du jeu pour la prochaine saison. La plupart des entraîneurs et des capitaines étaient présents pour assister à ce moment très important de la future saison en présence aussi de David Ellary, directeur technique du tout puissant International Football Association Board (IFAB). L'institution qui régit depuis toujours les lois du football.

David Ellary a fait le déplacement au centre national de Tubize pour expliquer quand, comment et pourquoi la vidéo sera utilisée en phase expérimentale jusqu'en mars 2018.

Pourquoi?

C'est simple: "Au contraire de sports comme le tennis, le hockey, ou le cricket, le football n'est pas très ouvert aux nouvelles technologies. Le foot est traditionnellement très conservateur mais il ne peut pas toujours dire non !" justifie David Ellary.

Quand?

L'utilisation de la VAR à titre expérimental a été validée par le Board en mars 2016. Elle a déjà été testée online dans plusieurs championnats la saison dernière (Pays-Bas, Italie et Etats-Unis).

La Belgique réalisait elle des tests offline depuis mars 2017. Notre championnat franchit donc un cap puisque le VAR sera utilisé cette saison dans 48 matchs de championnat. Chaque club en bénéficiera donc 6 fois (3 fois à domicile et 3 fois en déplacement). On ne sait pas encore quels seront les matchs choisis mais ils est acquis que la première utilisation de la VAR chez nous aura lieu le 22 juillet prochain lors de la Supercoupe entre Anderlecht et Zulte Waregem.

Une université a déjà été sélectionnée pour analyser les résultats du VAR au sein des 13 championnats "testeurs". La FIFA utilisera ces analyses pour décider en mars 2018 si le VAR sera appliqué lors de la Coupe du monde 2018 en Russie.

Comment?

Le VAR ne pourra être exploité en Belgique que dans 4 situations précises : les buts, les penaltys, les cartes rouges et les erreurs d'identités. La vidéo ne sera donc jamais adoptée pour vérifier l'octroi d'un corner, d'une rentrée en touche ou le bien fondé d'une carte jaune.

"Il est impossible de vérifier toutes les cartes jaunes. Nous ne voulons pas que le football devienne un sport qui s'interrompt tout le temps comme le foot américain" précise David Ellary.

C'est d'ailleurs pour cela que personne ne peut demander à l'arbitre d'utiliser le VAR, ni les entraîneurs ni les joueurs. Soit l'arbitre le demande de son propre chef soit l'assistant VAR, qui visionne le match dans une camionnette en dehors du stade, attire l'attention de l'arbitre. L'arbitre principal gardera toujours le dernier mot. Il lui est d'ailleurs recommandé de ne changer sa décision que si sa première décision s'avère clairement fausse.

Tout cela risque de prendre un certain temps mais l'IFAB ne veut pas imposer de timing précis pour les reviews: "Il est plus important d'être sûr plutôt que d'aller vite" souligne David Ellary "cela pourra prendre un certain temps au début mais çà ira plus vite à la fin des expérimentations".

Ne vous attendez donc pas à une utilisation abusive du VAR, lors des premiers tests les arbitres n'ont eu recours que 0.29 fois par match à cette technologie et la philosophie du Board est très claire: un minimum d'interférences pour un bénéfice maximum.

En dehors de l'introduction de l'assistance vidéo, le football belge ne va pas subir d'énormes bouleversements.

Parmi les quelques changements ou adaptations aux lois du jeu, on peut pointer la volonté de limiter la double peine "penalty-carte rouge". Dorénavant, l'arbitre ne donnera une carte rouge que si il s'agit d'une occasion nette de but, que la victime va dans la direction du but et que l'auteur de la faute ne joue pas le ballon.

On retiendra aussi que les fautes commises par des joueurs se situant en dehors du terrain (ex: jet de bouteille en plastique pour empêcher la progression d'un adversaire) pourront être sanctionnées par un coup franc direct, voire même un penalty si l'auteur de la faute se trouve derrière le but.

Toutes ces évolutions vont évidemment dans le même sens conclut David Ellary: "Améliorer le football et pourquoi pas induire de nouveau comportement sur le terrain. Moins de simulations, moins de fautes et aussi moins de tentatives de manipuler les matchs".

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