Sven Kums et René Weiler : stop ou encore ?

Sven Kums et René Weiler : stop ou encore ?
Sven Kums et René Weiler : stop ou encore ? - © Tous droits réservés

Nous sommes le 2 juin, Sven Kums signe en mauve et déclare ceci: " Anderlecht est un top club, il y a beaucoup de concurrence, donc à moi de me montrer… et de jouer. "

Kums ne croit pas si bien dire : aujourd’hui voici l’enfant de Neerpede, l’ex-Soulier d’Or, le Pirlo belge, le chef d’orchestre gantois du titre et de l’Europe, renvoyé au recyclage. Ce clash avec Weiler était écrit d’avance.

" Kums est un jouer de construction et de possession, le joueur qu’on a connu si brillant à Gand, une sorte de Biglia 2.0 " explique Thomas Chatelle, consultant et ex-joueur mauve. " Mais ça ne colle pas avec la philosophie de Weiler qui aime jouer bas et forcer des reconversions rapides. Connaissant la personnalité du Suisse, je le vois mal changer d’optique et faire marche arrière. Il a ses idées et il mourra avec ses idées. "

En écartant Kums, comme l’an passé des cadors comme Okaka ou De Maio, Weiler rappelle à ses joueurs, et à ses dirigeants, que le seul patron, c’est lui. Son système tactique passe avant les joueurs. Sauf que Weiler a applaudi des deux mains lors le transfert de Kums. Alors question : Kums s’en ira-t-il déjà en janvier, lors du mercato hivernal ?

" Clairement, il est dans les bons papiers de la direction : c’est un joueur de la maison, un produit du club qui a coûté beaucoup d’argent. Je pense donc qu’avant de prendre de grandes décisions, Herman Van Holsbeeck va faire le maximum pour convaincre Weiler de l’intégrer à son système, ou d’adapter le sien. Car après le titre, il avait aussi déclaré, que le prochain objectif du club serait de fournir à nouveau un jeu plus en rapport avec les préceptes de la maison. "

Car dans ce bras de fer, le Suisse Weiler joue avec le feu. Car il ne propose pour l’heure ni beau jeu, ni résultats. Une situation qui rappelle le début de saison passée, avant que le vent… et les résultats ne tournent en faveur de Weiler.

" L’entraîneur a eu l’année passée le crédit de ses dirigeants, et je pense que c’était bien vu de la direction. Mais maintenant, avec les achats qui ont été faits, je crains pour lui que ce ne soit plus le cas… " conclut Chatelle.

Alors stop ou encore ? Et… pour qui ?

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