Le Standard condamné à un huis clos avec sursis

Incidents lors du clasico
Incidents lors du clasico - © Belga

Le Standard ne devra pas jouer de match à huis clos pour les incidents face à Anderlecht le 7 octobre. Le club liégeois a été sanctionné d'un match à huis clos avec sursis pendant deux ans par la Commission des litiges d'appel de l'Union belge. Il doit la réduction de peine au travail effectué pour identifier les coupables.

Concrètement, le club liégeois devra jouer à huis clos si de tels incidents se reproduisent dans les deux ans à partir du lundi 26 novembre 2012.

"La Commission des litiges d'appel pour le football rémunéré constate qu'entre-temps, les efforts du Standard ont permis d'identifier la majorité des supporters qui ont jeté les fumigènes et qu'ils ont, ainsi que leur club de supporters, été sanctionnés par le club", indique la Commission des litiges d'appel de l'Union belge de football (URBSFA). "Il importe dès lors à la Commission des litiges d'appel de moduler la sanction qui sera prononcée en l'assortissant d'un sursis."      

La Commission des litiges a cependant estimé que le raisonnement du Standard, qui assure avoir tout fait pour éviter de tels incidents, ne peut être suivi en vertu de l'article 1522.11 du règlement de la fédération. Celui-ci stipule en effet que le club peut être poursuivi même si il a tout fait pour maintenir l'ordre. La Commission précise que le Standard, qui a déjà eu des problèmes de ce type dans le passé, "se devait de contrôler davantage les "Ultras" et pouvait facilement éviter les jets de fumigènes avec un écran transparent placé entre les tribunes et la pelouse".      

Le Standard risque une suspension de deux matchs à huis clos si de tels incidents devaient se reproduire. "Il y aurait lieu d'une part de prononcer à cette occasion une sanction effective et d'autre part de lever le sursis dans le cadre de la présente affaire", indique encore la Commission. On notera que le dossier concernant les supporters individuels a été remis sine die.

La rencontre contre Anderlecht avait été interrompue par l'arbitre Alexandre Boucaut après que des fumigènes ont été lancés sur la pelouse, le 7 octobre dernier.

Suite à ces incidents, le Standard avait été condamné, le 23 octobre, en première instance à jouer un match à huis clos par la Commission des litiges de l'Union belge. Le club était allé en appel de cette sanction.

Le Standard, représenté par Pierre Locht ce mardi, n'a pas souhaité réagir dans l'immédiat et a indiqué qu'il le ferait par communiqué dans l'après-midi. Le club liégeois, pas forcément enchanté à l'idée d'être sous le coup d'un sursis, pourrait aller en évocation.

Belga

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