Simon Davies… ou le retour de " La voix de son maître " ?

Simon Davies… ou le retour de « La voix de son maître » ?
Simon Davies… ou le retour de « La voix de son maître » ? - © VIRGINIE LEFOUR - BELGA

Coincé à la table de presse entre le Directeur Sportif Michael Verschueren et l’attachée de presse Marie Verbeke, voici donc le nouveau coach mauve : un Gallois chauve et débonnaire de 45 ans, avec à qui on aurait presque envie de partager une bonne pinte. Clin d’ œil à gauche, petit geste à droite, souriant et poli, Simon Davies répond à toutes les questions de manière claire… mais sans prendre le moindre risque.

Clairement, on a là un fidèle écuyer, qui fera et obéira à tout ce que décrétera Dieu Vincent Kompany… ce qui est normal vu le Business Plan de cet Anderlecht 2.2. Car même absent, Kompany est l’objet de toutes, mais alors de toutes les questions. En préambule, Michael Verschueren avait pourtant bien insisté pour que les questions soient dirigées sur Davies… et rien que sur Davies. Une semaine avant son arrivée officielle chez Saint-Guidon, l’ombre de Vince The Prince plane donc déjà sur le club mauve, mais c’était évidemment prévisible.

"Vincent décidera tout", "nous avons la même vision du football", "Vincent est humble et honnête, il ne s’imposera pas dans l’équipe", on peut continuer longtemps comme ça : Simon Davies se révèle parfait dans son rôle de sbire déclaré. Interrogé sur l’hypothèse que cette formule d’un Kompany à deux casquettes échoue, Michael Verschueren balaie avant même la fin de la question : la Kompany Factory ne peut que réussir, il n’y a pas de Plan B… ou alors on n’en parle pas.

Alors bien sûr, Simon Davies, un coach qui n’a d’expérience que son passage comme T1 de Chester (Pays de Galles) et de Directeur des Jeunes de Manchester City, épouse le profil parfait du fusible à faire sauter au cas où les résultats ne suivraient pas… Mais même derrière son étiquette de joueur-manager, le crédit de Kompany serait entamé.

Mais il faut se méfier des feuilles de route données gagnantes à tous les coups : bombardé Roi Midas transformant en or tout ce qu’il touchait, Marc Coucke s’est bien brûlé les ailes pour sa première saison de Président-propriétaire. Mais ne comparons pas, bien sûr, un milliardaire chanteur avec un footballeur aux pieds (et cerveau) d’or.

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