Saint-Trond – Standard : Des Rouches décevants trébuchent et poursuivent leur série noire en terres limbourgeoises

Malmené par le Coronavirus et orphelin de six joueurs (dont Raskin et Lestienne), le Standard s’est incliné 2-0 sur le synthétique Saint-Trond, antre qui ne lui sourit décidément pas. Alors qu’ils ne se sont plus imposés en terres flandriennes depuis 2007, des Rouches peu inspirés ce dimanche, ont à nouveau courbé l’échine, battus par des Trudonnaires ultra-réalistes, qui ont su exploiter les lacunes défensives des hommes de Montanier.

C’est d’abord Nazon qui a ouvert la marque juste avant l’entracte, avant que De Ridder n’achève les Liégeois d’une frappe sensationnelle en pleine lucarne.

Alors qu’ils avaient l’occasion de prendre les rênes d’une Pro League particulièrement homogène, les Rouches calent au pire moment et perdent des plumes contre des Canaris opportunistes, qui, eux profitent de ces trois points pour remonter à la 14e place.

Le résumé du match :

Début de match en mode mineur. Le Standard sort du nid mais se heurte à des Canaris bien regroupés. La première occasion est même à mettre à l’actif de Saint-Trond. Suzuki met le turbo mais son coup de casque passe au-dessus.

Réponse, dans la foulée, du berger liégeois à l’opiniâtre bergère trudonnaire avec ce coup-franc trop enveloppé de Gavory qui frôle le cadre. Pour le reste, rien ou presque rien à se mettre sous la dent dans un premier quart d’heure bien équilibré.

Le Standard ne propose pas grand-chose

Et malheureusement pour le spectateur avide de sensations fortes, les deux équipes continuent de bafouiller leur football, en enchaînant les approximations. Dans une bal organisé de maladresses, de rugueux duels dans l’entrejeu et d’appels ignorés, le temps file mais le marquoir n’évolue pas. Seul fait d’armes, un beau centre tendu, de l’extérieur du pied de Cop mais qui ne trouve personne.

Ce Standard aux abonnés absents, qui souffle le chaud et le très froid, se fait finalement punir. Cimirot s’endort, Vanheusden dézone pour le couvrir mais laisse un trou béant dans son dos. Le remuant Filippov s’infiltre et trouve Nazon dans la surface. Le Canari fait mouche et ne laisse aucune chance à un Bodart médusé. Rideau.

Après un interlude salvateur de 15 minutes, les acteurs remontent sur la pelouse avec d’autres intentions. Et si la partie n’atteint toujours pas des sommets footballistiques, elle a le mérite de nous tenir en haleine. C’est d’abord Saint-Trond qui met (dangereusement) le nez à la fenêtre. Sur corner, Buatu reprend de façon peu académique un cuir flottant mais sa reprise vient s’écraser sur le poteau de Bodart. Dans la foulée, c’est Amallah qui tente de secouer le cocotier liégeois mais son envoi brossé est magistralement détourné des poings par Schmidt.

Amallah réagit mais est beaucoup trop esseulé…

Un gardien japonais (comme son nom ne le dit… pas), qui va une nouvelle fois s’illustrer dans la foulée. Amallah est lancé en profondeur grâce à une inspiration géniale de Bastien mais il s’écrase sur le portier sorti à sa rencontre. Et comme souvent en football, quand on ne concrétise pas ses (maigres) occasions, on le paie cher. De retour après huit matches d’absence, Captain’Steve de Ridder se rappelle au bon souvenir d’un match de foot en envoyant une praline somptueuse dans la lucarne de Bodart. Un but, venu de nulle part, sorte de cerise sur le gâteau d’une victoire trudonnaire qui prend lentement forme. 2-0, il reste dix minutes aux Liégeois pour réagir.

Malheureusement pour eux, on sent que la rencontre de jeudi face aux Rangers pèse dans des guibolles devenues lourdes et incapables de créer le moindre danger. Saint-Trond colmate sereinement les timides assauts liégeois et confirme cette 2e victoire de la saison… la première depuis la 1e journée de championnat.




 

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