Quel avenir pour le RSCA ? Les infos et rumeurs sur les repreneurs

La revente du Sporting d’Anderlecht sera sans doute actée dans les prochaines heures. Entre tendances et informations confirmées, nous avons tenté de résumer les différents éléments liés aux acteurs du dossier.

1. L’offre Gheysens confirmée

Paul Gheysens, le CEO de Ghelamco, a confirmé qu’il avait remis une offre d'achat, sans l'apport de Wouter Vandenhoute, patron de la société Woestijnvis, comme initialement prévu. Une offre, la seule confirmée à ce stade, de Paul Gheysens, ou plutôt... de ses enfants, Michael (35 ans), Simon (34 ans) et Marie-Julie (23 ans), Paul Gheysens étant déjà propriétaire de l'Antwerp. Il n'y a donc pas eu d'offre au nom de Ghelamco mais bien à ceux des enfants du patron de la société, qui font partie de la direction de l'entreprise depuis plusieurs années déjà.

"Nous avons déjà fait une offre non-contraignante dans le passé mais nous avions annoncé la rendre contraignante. Nous avons donc joint l'acte à la parole, a souligné Philip Neyt, porte-parole de Ghelamco. Je ne peux rien dire concernant le contenu des documents, devant respecter le processus de l'appel d'offres."

Le rachat proposé ne serait pas global, certains membres de l’AG pourraient rester au club. Les fils Gheysens envisageraient par contre de laisser tomber l’Eurostadium et auraient comme plan de construire un stade à Neerpede. En toile de fond, on retrouverait aussi Lucien D’Onofrio, directeur technique de l’Antwerp. Ce point pourrait faire peur à certains intervenants.

2. Wouter Vandenhaute réagirait avec "les amis d’Anderlecht"

Mis sur la touche par Paul Gheysens, Wouter Vandenhaute aurait plus que vraisemblablement monté un dossier de son côté avec une dizaine d’investisseurs. Le groupe proposerait 45 millions pour racheter 60% des parts du RSCA.

Ce consortium, appelé "les amis d’Anderlecht" par nos confrères de la VRT, compterait en son sein des personnalités comme Johnny Thijs (ancien de B-Post et d’AB InBev, d’où un lien avec Alexandre Van Damme), Geert Duyck (CVC Capital Partners) et Steven Buyse (CVC Capital Partners).

3. Jan Peeters, ex-bras droit de Coucke, aurait fait une offre

Parmi les candidats aussi intéressés, il y aurait également un certain Jan Peeters, ex-bras droit de Marc Coucke chez Omega Pharma. Peeters est un proche de Michael Verschueren (le fils de Michel) et a assez de contacts pour attirer des investisseurs.

4. Johan Beerlandt, patron de Besix, aussi dans la danse

Le patron de Besix, Johan Beerlandt, aurait remis une offre avec les actionnaires égyptiens du groupe. Déjà actionnaire chez les Mauves, il ne serait par contre pas repreneur. Il s’estime trop vieux et ne possède pas les capitaux nécessaires.

Toutefois, il n’a pas envie que le club soit repris par des investisseurs ne pensant qu’à se faire de l’argent avec le Sporting. Il serait donc prêt à continuer à investir dans le club mais pas à le reprendre. Beerlandt ne semble pas vouloir collaborer avec les Gheysens.

5. Une offre pilotée par "une ancienne connaissance d’Alexandre Van Damme"

Enfin, une cinquième offre aurait été transmise pour la reprise du RSCA. Elle impliquerait un trio de familles industrielles. Il s’agirait d’un projet piloté par "une ancienne connaissance d’Alexandre Van Damme", pense savoir l’Echo.

Ce dernier serait un actionnaire important détenant déjà 15% de l’actionnariat mauve. Après analyse, cette offre pourrait être reliée à celle faite par Vandenhaute (point 2 de cet article).

6. La piste Usmanov refroidie

Alisher Usmanov, qui "pèse" plus de 14 milliards de dollars selon Bloomberg, figure parmi les 100 plus grandes fortunes de la planète. L'homme d'affaires de 64 ans, qui a fait fortune dans l'exploitation minière, l'industrie métallurgique et la téléphonie, est aussi un grand amateur de sport. Il possède 30% des parts d'Arsenal. Un temps intéressé par le rachat du RSCA, le milliardaire aurait lui préféré se retirer. Son arrivée ne semblait pas intéresser grand monde à Saint-Guidon.

Quoiqu’il en soit, une révolution va se produire au Parc Astrid. Quelle sera encore la place de Roger Vanden Stock ? Réponse dans les prochaines heures. C’est en tout cas le président anderlechtois qui aura le dernier mot. Pour Alexandre Van Damme, deux critères sont essentiels : la solidité financière du dossier et son sérieux attesté par le directeur des opérations Jo Van Biesbroeck ; ainsi que la nécessaire ambition sportive du repreneur.

La réunion du conseil d’administration mauve se tiendrait ce mercredi à 12h30. Durant celle-ci, Jo Van Biesbroeck présentera les différentes offres reçues. Si une d'elles est retenue, le Sporting pourrait changer de propriétaire dès ce jour. Si elle ne remplit pas toutes les conditions souhaitées, il existera une possibilité de négociations.

Newsletter sport

Recevez chaque matin l'essentiel de l'info sportive.

OK