Proto : "Content pour Boeckx, il revient de nulle part"

Silvio Proto était l'invité de Complètement Foot ce dimanche sur Vivacité. Il a évoqué l'évolution de sa blessure, le calendrier d'Ostende, les débordements lors de Charleroi-Standard et la situation des gardiens ... à Anderlecht.

Blessé au genou dans un contact anodin à l'entraînement, Silvio Proto s'est lancé dans une course contre-la-montre. Son objectif : revenir pour aider Ostende en play-offs 1. Trois semaines après sa blessure au genou, il va déjà mieux. "Je ne cours pas encore mais je travaille 3-4 heures par jour pour renforcer tout cela. C’est quand on est dans des situations comme celle-là qu’on se rend compte que quand on est sur le terrain, en pleine santé, et qu’on prend du plaisir, on fait vraiment un métier fantastique. Après, quand on est blessé, on se fait du mal pour souffrir de nouveau sur le terrain et se faire plaisir. […] Je vous explique ma situation : Il y a deux ligaments croisés dans le genou. L’antérieur et le postérieur. En 2005, je me suis déchiré une première fois l’antérieur. Pour l’antérieur, il faut opérer d’office. Tandis que le postérieur, il y a une chance qu’après 3 mois, il ait récupéré. Je touche du bois, pour le moment il est dans cette optique-là. Mais, si après 3 mois le postérieur n’a pas récupéré, là il y a opération. Si je m’étais fait opérer aujourd’hui, j’aurais une indisponibilité de 9 mois. C’est vraiment quelque chose de très long, et si après trois mois, on peut avoir la chance qu’il soit refait, il faut prendre le risque. On est en train de le prendre et pour le moment, les chirurgiens, les kinés, les docteurs sont optimistes et je le suis aussi."

S'il a décidé de prendre ce risque calculé, c'est évidemment pour retrouver les pelouses plus rapidement. En attendant, il soutient ses équipiers comme il peut dans un période chargée entre le championnat et la Coupe (face à Gand). "On a deux déplacements délicats de suite à Bruges (défaite 2-0) et à Gand (dimanche prochain). On s’était dit qu’avec notre programme et notre parcours jusqu’à présent, 1 point sur 6, c’était très bien pour rester dans le top 6. […] Maintenant on sait que la course pour les playoffs 1 va se jouer jusqu’au dernier match. Et le dernier match de la phase classique, c’est contre le Standard."

Après une dizaine d'années passées à Anderlecht, Silvio Proto reste un observateur attentif. Son successeur Davy Roef a dû céder sa place à Frank Boeckx ces dernières semaines. "Frank Boeckx joue pour le moment et il le fait bien. Je lui ai envoyé un message tout à l’heure pour le féliciter. Je suis content pour lui. C’est quelqu’un qui revient de nulle part, et quoiqu’il arrive pour lui, sa carrière est relancée en deux matches. C’est un bon gars et je suis content pour lui. […] C’est assez spécial parce que Davy Roef a eu sa chance à Anderlecht. Je pense que cela faisait des années qu’un gardien n’avait plus eu sa chance à Anderlecht. Moi j’ai dû me battre pour avoir ma place et on ne me l’a jamais donnée. Et lui, il l’a reçue ici. Malheureusement pour lui, l’équipe ne tournait pas, il n’a pas fait ce qu’on attendait de lui à un certain moment, et à d’autres il était un des meilleurs joueurs de l’équipe. Mais être gardien de but d’Anderlecht, c’est assez complexe. Il faut être là pas seulement pour 2, 5 ou 10 matches, il faut être là toute la saison. Et c’est cela le plus difficile à Anderlecht, ce n’est pas d’y arriver, mais d’y rester. Je peux comprendre sa déception et son envie de jouer, parce que quand on a goûté au poste de gardien titulaire, et qu’on se retrouve sur le banc, il y a une frustration. Malheureusement il n’y a qu’une place sur le terrain."

Les incidents lors Charleroi-Standard était évidemment, l'un des sujets de discussions de ce dimanche. Le portier du KVO n'a pas vu les images. Il s'est donc "contenté" d'évoquer le cas particulier des gardiens dans ce genre de situations. "Quand ça devient dangereux, en tant que gardien, on y pense, et c’est vrai que ta concentration peut partir. Mais on reste des professionnels, on essaye de rester concentrés. Moi j’ai déjà eu le cas aussi, avec des projectiles lancés sur le terrain, mais ce n’est pas ce qui m’a déstabilisé dans mon match. Mais je peux comprendre que certains gardiens prennent peur. On est tous différents. […] Je pense que quand l’intégrité physique d’un gardien, d’un joueur de champ ou d’un arbitre est mise en cause, l’arbitre doit prendre ses responsabilités. Après, je le répète, je n’ai pas vu les images."

Ce dimanche, Silvio Proto a également fait ses débuts dans un nouveau rôle, celui de consultant. Il a commenté Lazio-AS Rome sur "Eleven". "On me l’a proposé la semaine passée, j’y ai réfléchi, j’ai toujours pris du plaisir sur les plateaux de télé, et là je me suis dit que c’est quelque chose que je voulais essayer. J’ai pris beaucoup de plaisir en commentant ce match. J’ai fait mon maximum. Je ne sais pas si je suis aussi bon que sur les terrains ! Non c’est pour rire … Le plus important c’est de prendre du plaisir et de s’amuser. […] J’ai toujours dit que ma carrière de footballeur devait me lancer dans la vie, et que je ne voulais pas faire que cela, parce que je pars du principe que d’être footballeur, pour moi c’est normal, et c’est rare que j’aie vraiment le sentiment d’avoir fait quelque chose d’exceptionnel. J’ai toujours dit que j’aimerais réussir dans quelque chose d’autre dans la vie, donc pourquoi pas."

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