Preud'homme : "Monsieur Waseige était un peu devenu un deuxième père"

Robert Waseige a marqué beaucoup de joueurs tout au long de ses 35 ans sur les bancs. Michel Preud’homme est de ceux-là. Il est touché par le décès de celui qui a lancé sa carrière en 1977 au Standard. 25 ans plus tard, devenu dirigeant, MPH a ramené Bob à Sclessin avant de le limoger quelques semaines plus tard, avec énormément de regrets. Preud’homme parle de son ancien entraîneur avec un profond respect. Il retient l’honnêteté et la correction du Mage de Rocourt.

"J’ai été très triste d’apprendre cette nouvelle. J’ai débuté ma carrière avec Monsieur Waseige. Je ne l’ai jamais appelé Robert, c’était une question de respect. Il était d’un très grand soutien quand j’ai commencé. Il m’a aidé à m’intégrer dans l’équipe première, il m’a donné sa confiance et a été très dur avec moi quand il fallait. Tout au long de ma carrière, je prenais son conseil avant de prendre une grande décision. C’était un peu devenu un deuxième père", a énuméré Michel Preud’homme à notre micro.

"Il était honnête et correct. Quand on est entraîneur, il faut aussi savoir être dur. J’ai appris énormément avec lui, il pouvait manier la confiance et la sévérité. Il maniait aussi l’ironie par moments. Quand il disait quelque chose, on savait que c’était juste. Il aimait rigoler aussi, ça me plaisait beaucoup. Il savait, enfin, toucher un groupe de joueurs avec ses mots ", a aussi précisé entraîneur actuel du Standard de Liège.

MPH a aussi insisté sur le côté humain de Robert Waseige. "Je veux aussi pointer sa disponibilité. Pour donner le bon conseil et dire la vérité. C’est très rare dans la vie moderne. On voudrait passer beaucoup de temps avec certaines personnes, mais on parle d’elles quand elles ne sont plus là. Je regrette un peu de ne pas l’avoir vu plus souvent durant les derniers temps."


 

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