Pierre Deprez : "Docteur Oli - Mister Deschacht"

Pierre Deprez - Olivier Deschacht
Pierre Deprez - Olivier Deschacht - © Belga

Nombreux sont ceux, dont moi, à s’être ému du triste sort réservé à Olivier Deschacht. Ejecté du noyau A par René Weiler, obligé de s’entraîner, mais aussi de jouer le vendredi soir, avec les U21, privé d’une fin de carrière digne de ce nom, …. Tout cela à 35 ans, après 20 saisons (bientôt) sous la bannière mauve, nanti du record du club de 567 matchs pro, et auréolé de l’étiquette de Clubman par excellence.

Et c’est vrai que dimanche, en début de match, une partie du public a scandé le nom de l’ "icône" du Parc Astrid.  

Mais lorsqu’on tend l’oreille auprès d’un membre de la Direction et d’un responsable proche de l’équipe, le tableau dépeint est différent.

A Anderlecht Deschacht a la réputation, depuis toujours, d’être quelqu’un de "spécial", pas toujours facile à cerner, pas toujours intégré au groupe, mal à l’aise dans les relations d’homme à homme, et qui la joue souvent "perso". "La politique d’Olivier, c’est : me, my-self, and I", nous confie-t-on.

Weiler lui aurait demandé de s’illustrer comme leader, de sortir de sa zone de confort pour être un de ses bras droits dans le vestiaire et sur le terrain; en vain !

L’homme serait resté dans sa coquille, incapable d’honorer le statut qui doit être le sien. "Il est écarté, c’est triste, mais la balle est dans son camp, et il ne la saisit pas : il doit aller parler au coach mais en semble incapable, ou ne le veut pas ?".

Confirmées aussi, d’après nos sources, les rumeurs de fuites dans la presse, et ce depuis de nombreuses années. D’ailleurs, quand Weiler a accusé Deschacht , à demi-mots, de donner des infos à l’extérieur, les journaux n’ont pas démenti, ou pas beaucoup.

Enfin, question mentalité, le grand blond aurait déçu : "quand on voit tout ce qu’on a fait pour lui dans les moments difficiles qu’il a traversés avec cette affaire de paris sur des matchs, mais aussi les honneurs autour de son 567ème match, son attitude dans le vestiaire dès qu’il a été boudé par l’entraîneur est décevante voire choquante".

Bref, l’horizon du N3 du Sporting apparaît plutôt sombre. Du gâchis, humainement, et sportivement.

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