Penneteau après les incidents racistes à Malines : "Il faut frapper fort et penser à mettre des huis clos"

Nicolas Penneteau a vécu une soirée contrastée à Malines. Avec plusieurs arrêts décisifs, dont un penalty, il a grandement aidé Charleroi à prendre un point. Mais il a aussi vu Marco Ilaimaharitra, un de ses équipiers, "disjoncter" en fin de rencontre.

"On a vu Marco très énervé, très fâché. Et après on a compris qu’il y avait eu un souci. Marco ne comprenait pas l’attitude des arbitres à son encontre. Ça ne doit pas arriver dans un stade, ni nulle part ailleurs. Malheureusement, ça arrive. On nous dit qu’on doit se maîtriser. Mais on est aussi des êtres humains. Il faut comprendre Marco, sa frustration et son abattement. On est là pour le soutenir".

Ce genre d’événement n’est pas neuf. Et il semble bien difficile de les éradiquer des stades. "J’ai l’impression que certaines choses se font avec des chants interdits, des grosses amendes ou des arrêts de match. A un moment donné, il va falloir faire comprendre aux supporters qu’il faut arrêter. Il ne doit plus y avoir discrimination ni racisme nulle part. Il faut vraiment frapper fort. Des fois, on a peur d’interdire de stade ou mettre des matches à huis clos. C’est très rare en Belgique, mais il va peut-être falloir y penser pour faire comprendre à tout le monde que ça n’a pas sa place dans un stade."

En tant que gardien, le Français est souvent la cible d’insultes du public adverse présent dans son dos. Il préfère rigoler de ce genre de situation. Il estime que ce n’est pas du tout comparable avec des faits de racisme. "Quand cela va trop loin, que cela vise la personne ou sa couleur de peau, là cela devient très compliqué".
 

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