Ostende conteste la licence accordée à Anderlecht et ira en appel auprès de la CBAS

Ostende ira en appel auprès de la Cour belge d'arbitrage pour le sport (CBAS) afin d'obtenir sa licence pour le football professionnel (D1A et D1B), qui lui a été refusée ce mercredi par la Commission des Licences, et s'opposera également à celle accordée à Anderlecht. Le KVO l'a annoncé ce mercredi sur son site.

Ostende n'exclut pas de se joindre à la procédure en cours engagée, également devant la CBAS, par Virton, contre "le caractère discriminatoire" des conditions d'obtention de la licence du règlement fédéral. Le CBAS traitera cette plainte le 23 avril.

Concernant les licences, la décision est attendue pour le 10 mai au plus tard.

Le refus d'accorder la licence à Ostende était attendu, reconnaît le KVO. "La demande de licence se fondait sur une augmentation de capital de 2,7 millions d'euros devant être réalisée par l'investisseur américain PMG", explique Ostende dans un communiqué. "En l'absence d'un accord entre PMG et Marc Coucke (ancien propriétaire du club et propriétaire du stade du KVO par l'intermédiaire de sa société Alychlo) avant le 1er avril sur l'utilisation du stade et la dette, la reprise et donc l'augmentation de capital n'a pas eu lieu."

"Lors de la réunion de la Commission des licences, le KVO a explicitement demandé d'évaluer l'engagement de Marc Coucke dans notre club", poursuit le club côtier. "Le KVO regrette donc profondément que la Commission des Licences déclare que la question du lien de Marc Coucke n'est pas pertinente dans le dossier de la CBAS. La Commission des Licences note que Marc Coucke tente apparemment d'exercer une influence sur le processus de rachat, mais il n'en découle pas nécessairement une influence "significative", comme l'interdit explicitement le règlement fédéral. En outre, la Commission des Licences estime que la tentative de M. Coucke d'exercer une influence a jusqu'à présent échoué, de sorte qu'une fois de plus, on ne peut parler que d'influence significative. La réalité est que PMG s'est retiré des négociations de rachat pour des raisons d'influence", conclut Ostende.