Mununga: "On a vu un Club de Bruges en mode rouleau-compresseur"

Ce dimanche dans Complètement Foot, David Houdret, Pascal Scimè et Joachim Mununga sont revenus sur la victoire convaincante du Club de Bruges face à La Gantoise (3-0). Une rencontre marquée par l’exclusion prématurée de Vadis Odjidja suite à un mauvais geste repéré par le VAR, mais aussi par la prestation éblouissante de Clinton Mata.

"Gand a fait illusion pendant quelques temps mais on a vu un Club de Bruges en mode rouleau-compresseur avec tous les joueurs qui performent à leur niveau, et personne n’a tourné en surrégime" explique Joachim Mununga. "Alors évidemment, il y a cette carte rouge, qui change complètement la donne. Vadis a perdu un peu le contrôle de l’espace d’un instant. Il y a vraiment une semelle et au final, je pense qu’il n’y a pas de discussion possible. L’arbitre prend la bonne décision. Maintenant, quand on analyse bien, il n’y a pas l’intention de méchanceté au moment où il vient dans le contact. Je pense que c’est après avoir sauté qu’il se dit qu’il lui déposerait bien une semelle au passage. Je pense que c’est dû à l’intensité du match, mais ce n’est pas excusable du tout. Je suis sûr qu’à partir du moment où il y a contact, il regrette directement son geste."

"Je pense que d’ici 4 ou 5 ans, on ne verra plus ce genre de fautes. Parce que la nouvelle génération de footballeurs va s’habituer au VAR. Et donc ils vont savoir une fois qu’ils vont passer pro, ce sont des réflexes qu’ils n’auront plus dans leur ADN" ajoute Pascal Scimè. "Les joueurs de cette génération se disent que leur "binôme" de la rencontre va leur donner des coups sans que l’arbitre le voit, et qu’ils vont leur en donner aussi. Maintenant, avec le VAR c’est fini."

"Pour revenir sur le sportif, on a eu Diatta, Dennis, des flancs qui sont incroyables, qui offrent de la percussion, qui prennent des challenges à chaque fois qu’ils ont le ballon" complète Joachim Mununga. "Et aujourd’hui, Gand n’a pas réussi à gérer ça. Leko a aussi fait le choix super audacieux de mettre Clinton Mata dans la charnière défensive centrale à 3 derrière. Quelle sérénité et quelle vivacité il a apporté à cette défense ! C’est un inédit, il ne l’avait jamais fait. Et il s’est adapté remarquablement bien à son poste et puis il a même contribué à l’édifice offensivement avec cette frappe venue d’ailleurs flashée à 140 km. […] En écoutant ses interviews, on a toujours l’impression que ce joueur se sous-estime et qu’il ne réalise pas le plein potentiel qu’il a et qui lui permet par exemple de faire des reconversions de flanc droit à arrière central. Ici c’est quand même particulier parce qu’il joue vraiment dans l’axe du jeu. Comme il le dit il est le dernier défenseur donc il y a des points de repères à avoir. Et je pense que ça lui semble facile. Mais la prestation qu’il a livrée aujourd’hui est quand même remarquable."

Pascal Scimè conclut: "Clinton Mata n’a pas connu le football d’élite chez les jeunes. Il s’est fait quasiment tout seul. Il est passé pro sur le tard. Il a été formé à Eupen mais au moment où Eupen ne représentait pas grand-chose au niveau du football national belge. Et j’ai l’impression qu’il a un peu au fond de lui cette espèce de complexe d’infériorité. Aujourd’hui, j’ai envie de dire à Clinton Mata qu’il est un joueur du Club de Bruges et qu’il est un titulaire d’un club du top, et qu’il doit avoir la conviction qu’il a sa place dans un grand club et ça doit en même temps être un message pour tous les jeunes."

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