Michel Preud'homme : "J'ai encore en mémoire le match à Eupen de la saison dernière"

Michel Preud'homme : "J'ai encore en mémoire le match à Eupen de la saison dernière"
Michel Preud'homme : "J'ai encore en mémoire le match à Eupen de la saison dernière" - © VIRGINIE LEFOUR - BELGA

Après deux défaites en championnat (à la Gantoise et contre Malines), juste avant la trêve, le Standard se doit de réagir ce samedi à Eupen. Un derby de la province de Liège qui n'a pas souvent réussi à l'équipe de Sclessin par le passé. La dernière victoire des Rouches au Kehrweg remonte à 2011. La saison passée, les Liégeois s'étaient même inclinés, 2-1, après avoir pourtant ouvert le score. Michel Preud'homme, qui entraînait déjà le Standard, n'a rien oublié.

Michel Preud'homme : Peut-on considérer ce déplacement à Eupen comme un match piège pour le Standard ? 

"Non, je ne parlerai pas de match piège. Cela le serait si on ne s'y attendait pas. Si on n'avait pas conscience du danger que représente ce déplacement. Ici, tout le monde est prévenu. Le staff comme les joueurs. On connaît les antécédents et donc ce n'est pas un match piège. Nous sommes donc bien conscients du danger que représente ce déplacement à Eupen".

Cela dit, c'est un déplacement que n'apprécie pas spécialement le Standard ? 

"Tout à fait. J'ai vu les statistiques qui ne disent pas toujours tout mais dans ce cas, c'est assez interpellant. Personnellement, j'ai encore en mémoire le match de la saison dernière. Après avoir bien commencé la rencontre, nous avons mené à la marque et nous avons eu plusieurs fois l'occasion d'alourdir le score et de faire le break. Mais au lieu de cela, nous nous sommes fait surprendre et nous avons encaissé deux buts en fin de match, dans le dernier quart d'heure. Les années précédentes, je n'étais pas encore là donc je ne peux pas me prononcer mais c'est la preuve que ce déplacement reste très difficile pour le Standard".

Comment expliquer le réveil de cette équipe eupenoise, qui sur les cinq derniers matches en a gagné trois et réalisé un partage ? 

"Je dirai que cette équipe a cherché une certaine identité, avec un nouveau coach et pas mal de nouveaux joueurs, et elle l'a trouvée. L'entraîneur espagnol, Benat San José a changé de système et a procédé à des repositionnements avec d'autres joueurs. Il a désormais trouvé un système de fonctionnement plus efficace et qui rapporte des points".

Que redoutez-vous le plus dans cette équipe ? 

"Je trouve que les Eupenois sont très forts sur les phases arrêtées. Ils ont marqué leurs deux buts contre Genk de cette manière. C'est bien la preuve. Danijel Milicevic peut distribuer le jeu, donner des passes décisives et tirer les coup-francs. Et puis, devant, il y a Jonathan Bolingi, que je connais, qui est capable de garder le ballon et de faire des déviations pour les autres. Enfin, la défense est désormais très solide et ne se laisse plus facilement déstabiliser". 

Pourtant, au match-aller, à Sclessin, Eupen ne vous avez pas inquiété outre mesure puisque vous l'aviez emporté très facilement, 3-0 ?

"Oui, c'est vrai mais on jouait chez nous, à Sclessin, devant notre fidèle public. Nous avions livré une très belle prestation mais vous le savez, un match n'est pas l'autre. Nous éprouverons certainement plus de difficultés cette fois-ci mais si on joue comme à l'aller, nous pourrions alors prétendre à la victoire. Cela dit, au risque de me répéter, ce ne sera pas un match facile pour le Standard".

On a appris que le match allait se jouer à guichets fermés et cela pour la première fois à Eupen. Cela vous surprend ? 

"Pas vraiment car le Standard attire souvent beaucoup de monde partout où il passe. C'était aussi le cas avec Bruges. Souvent, le stade d'Eupen est clairsemé mais ce ne sera pas le cas avec la venue du Standard. Vous savez, c'est un match important pour Eupen. C'est même peut-être le match de l'année. Raison pour laquelle, nous devrons nous méfier comme je vous l'ai dit précédemment. Vu la proximité des deux villes, c'est d'ailleurs le seul vrai derby pour Eupen et le Standard puisque ce sont les deux équipes de D1 de la province de Liège qui s'affrontent. Je dirai pour être précis que c'est un derby provincial".

La pression est plutôt du côté du Standard, considéré comme le favori. En plus, vous devez réagir après deux défaites en championnat et avant un match européen important à Guimaraes ? 

"Je ne pense pas que nous sommes sous pression pour la cause. Nos récentes prestations n'ont pas été mauvaises, que du contraire. Je dirais plutôt que la pièce n'est pas tombée du bon côté pour le Standard. Je pense surtout au match contre Malines que nous aurions logiquement dû remporter. Enfin, en ce qui concerne la rencontre d'Europa League à Guimaraes, nous n'y pensons pas encore pour le moment. Nous sommes uniquement focalisés sur ce déplacement délicat qui nous attend ce samedi soir à Eupen".

 

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