Mehdi Bayat : "Impatient que les playoffs commencent !"

Le Sporting de Charleroi n'a plus gagné depuis janvier. Une crise ? Que nenni ! L'administrateur-délégué Mehdi Bayat a fait le point, à un match de la fin de la phase classique. Oui, le club subit un coup de mou, mais non, pas question de paniquer. Le Sporting continue tout simplement son apprentissage.

Une victoire en 2018, contre Mouscron. C'est peu, face à l'autre côté de la balance : Charleroi a fait une croix sur son objectif prioritaire (la Coupe de Belgique, élimination par Bruges), vient d'aligner 6 matches de championnat sans victoire (mais sans défaite non plus), et a perdu la 2e place le weekend dernier au profit d'Anderlecht. Pourtant, le bilan chiffré dressé par Mehdi Bayat reste positif : Charleroi est 3e, a battu son record de points (51 points à un match de la fin de la phase classique), est actuellement la 4e meilleure attaque de Pro League (46 buts marqués, derrière Bruges, Waasland-Beveren et Anderlecht) et la 2e meilleure défense (28 buts encaissés, 2 de plus que Gand). 

Mais l'homme fort du Sporting est conscient que les chiffres ne disent pas tout : "Je ne suis pas satisfait des derniers matches. C'est évident. Cela dit, avec un peu de recul, ces chiffres prouvent que nous ne sommes pas là par hasard. Mais nous devons aussi assumer nos échecs. Comme l'élimination en Coupe, par exemple. Nous traversons une petite phase de mou, c'est vrai. Et certains mettent en avant le manque de folie dans le jeu actuel. Mais cela doit passer, on doit être capable de se remettre en question, accepter qu'on doive parfois se justifier, et être capable de secouer le cocotier quelque part en interne pour faire en sorte que les choses se remettre dans le bon ordre. Les expériences que nous sommes en train de vivre vont permettre au Sporting de Charleroi d'être encore plus fort demain. Aujourd'hui nous devons faire face à une nouvelle pression, et à l'appétit grandissant de ceux qui nous entourent, supporters et partenaires..." 

GRANDIR, ENCORE

Le petit coup de mou de ce début 2018 est assumé. Mais avec un bilan actuel de 9 points sur 24, le mot crise (si souvent utilisé ailleurs) est-il de mise à Charleroi ? "Non, mais c'est assez... gratifiant, je crois, de pouvoir utiliser ce terme quand on est dans notre situation", se réjouit presque Mehdi Bayat. "En général, il n'y a que le Sporting d'Anderlecht qui peut dire qu'il est en crise en étant 2e ou 3e. Alors si ce mot sort pour qualifier la période actuelle du Sporting de Charleroi, on peut peut-être en déduire que le club a effectivement grandi. Et même peut-être un peu plus vite que ce à quoi nous nous attendions, ou ce à quoi nous étions prêts."

Les propos sont apaisants. La maison carolo ne tremble pas sur ses bases. En clair : ce sont les playoffs qui serviront de baromètre pour l'état d'avancement du projet zébré... L'objectif déclaré, c'est de jouer l'Europe. "On est impatient que cela commence et qu'on retrouve le jeu qui a permis au Sporting d'être là aujourd'hui. Je suis persuadé que nous ferons de très bons playoffs 1, notamment sur base d'un constat déjà soulevé : nous jouons mieux contre des équipes qui font le jeu. Et ce sera le cas en playoffs."

UN RÔLE D'ARBITRE POUR LE TOP 6

L'optimisme est si palpable qu'on en oublierait presque qu'il reste encore à match à disputer pour figer le classement ! Et si Charleroi a assuré depuis plusieurs semaines sa place dans le top 6, ce n'est pas le cas de Courtrai, son adversaire dimanche. "On a un rôle d'arbitre à jouer, mais la pression sera sur leurs épaules. C'est à Courtrai de faire le jeu et d'aller chercher une victoire, en espérant que les résultats des autres matches leur soient favorables. Nous on va y aller en assumant notre responsabilité et surtout avec cette volonté d'aller rechercher cette 2e place qui nous tient vraiment à cœur. Elle est très importante dans l'optique des droits télés, aussi."

Et offrir indirectement aussi un cadeau au Standard ? "De toute manière, tout ce qu'on entend comme supputations de fin de championnat, tous ces délires comme je les appelle, pour moi ça n'existe pas. Dans le football moderne on est tous des compétiteurs, les joueurs sont des professionnels, ils jouent pour des primes. Et nous au niveau des clubs, on a quand même envoie de se regarder dans le miroir en se disant qu'on a tout fait pour garder cet esprit de compétition, qui pour nous est extrêmement important."

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