Mbaye Leye et Faris Haroun, le Ramadan vu de la Pro League

Mbaye Leye et Faris Haroun, le Ramadan vu de la Pro League
Mbaye Leye et Faris Haroun, le Ramadan vu de la Pro League - © Tous droits réservés

Depuis lundi, les Musulmans de Belgique ont débuté leur moi de jeune. Autrement dit : le Ramadan. Il s’arrêtera le 4 juin. Pendant cette période, les Musulmans doivent s’abstenir notamment de manger et boire du lever au coucher du soleil. Avec quelles conséquences pour les sportifs ? Eby Brouzakis en a parlé avec 2 footballeurs. Le Mouscronnois Mbaye Leye et le joueur de l’Antwerp : Faris Haroun.

Faris Haroun joue à l’Antwerp à la position de milieu de terrain. Il base son jeu sur des courses et une débauche d’énergie assez importante. « Personnellement, je ne pense pas que ce soit facile, qui que l’on soit, que ce soit footballeur ou quelqu’un va travailler plus normalement. Mais c’est vrai que quand il fait chaud, ce n’est pas l’idéal. »

Alors, il tente de faire le Ramadan, mais partiellement : « J’essaie vraiment de faire le plus de jours possibles. Je fais exception lorsqu’on a deux entraînements par jour, ou quand je sens que le corps ne peut pas suivre. Pour ne pas me blesser, il y a des jours que je passe et que je rattrape plus tard ».

Mbaye Leye est l’attaquant de Mouscron. A 36 ans, il connaît son corps alors lui aussi se fixe des limites : « Pour moi, c’est très difficile de le faire quand on a un match. Par rapport aux efforts que l’on fournit, ce n’est pas compatible. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas le faire. Il y a des joueurs qui le font pendant la semaine lorsqu’il n’y a qu’un entraînement. Mais depuis que je suis footballeur professionnel, je ne l’ai jamais fait un jour de match officiel ».

Faris Haroun dit ne pas se sentir affaibli par la pratique du Ramadan. Il trouve des compensations par ailleurs : « Je crois que les premiers jours sont difficiles. Après, une fois que vous avez l’habitude de ne pas manger ou boire pendant la journée, vous voyez que vous en ressentez moins le besoin. Après, la satisfaction est beaucoup plus grande ».

Quand à l’avis de son coach Laszlo Bölöni, Haroun avoue en souriant qu’ils n’en ont pas parlé : « On verra lors des prochains jours d’entraînement ».

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