"Marc Coucke a motivé les Anderlechtois avec des mots simples"

Dans l'émission "Complètement Foot" sur Vivacité, Pascal Scimè et Joachim Mununga ont débriefé la rencontre spectaculaire entre Anderlecht et Mouscron. Les Bruxellois ont mené 4-0 avant de se faire peur en laissant revenir les Hurlus à 4-3. Dans les arrêts de jeu, Ryota Morioka a profité d'une erreur de Logan Bailly pour mettre fin au suspense (5-3). 

Notre journaliste et notre consultant n'ont pas simplement analysé la rencontre mais ils ont aussi évoqué l'influence de Marc Coucke, le nouveau président du RSCA, ainsi que la résurrection de l'attaquant Polonais Lukasz Teodorzyck auteur d'un triplé.

Sur l'influence de Marc Coucke

"Marc Coucke a parlé en aparté à Lukasz Teodorczyk. Il est aussi allé dans le vestiaire avant le match, il a parlé au groupe et il les a motivés avec des mots simples mais il leur a dit de se montrer tout simplement. Alors quand il y a le nouveau patron qui vient et qui vous tient ce type de discours, ça peut galvaniser un vestiaire", a souligné Pascal Scimè.

Et Joachim Mununga de préciser : "On sait que c’est un président atypique, on sait que c’est un président surtout très charismatique. On sait aussi qu’il peut aussi jouer ce rôle de père de famille. Ici, il parle de stabilité et il arrive avec une certaine humilité dans son discours. Il espère que maintenant que la situation est clarifiée, ça va libérer certains et leur permettre de retrouver leur niveau de forme. Ça démontre un président qui veut gérer cette société en bon père de famille. Il sait que pour l’instant Anderlecht souffre un petit peu et il aura surtout besoin de panser les blessures de certains dont Teodorczyk et Dendoncker".

Sur la question de la stabilité, Joachim Muninga a déclaré : "Je crois que quand on est dans un vestiaire et qu’on entend beaucoup de choses autour du club, ça peut déstabiliser. Chacun gère un peu l’information et ses émotions de manière différente. Mais je suis conscient que ça peut déranger certains joueurs. Et on sait qu’avoir des cadres très charismatiques - je pense par exemple à Luciano d’Onofrio du côté de l’Antwerp - peut galvaniser les troupes. Et Marc Coucke a cette influence positive dont pourraient bénéficier les joueurs d’Anderlecht".

Sur l’analyse du match

"On a eu deux matches. Un match 4-0 avec le Sporting d’Anderlecht qu’on aimerait bien voir plus souvent, que le supporter d’Anderlecht aimerait bien voir, qu’Hein Vanhaezebrouck aimerait voir aussi avec le retour des patrons. Trebel qui n’est plus blessé, pas encore à 100% mais quand il est là, c’est un autre Sporting d’Anderlecht. Kums peut s’appuyer sur Trebel aussi, c’est important. Gerkens est libéré d’une certaine pression, d’une certaine responsabilité, ça reste un jeune joueur. C’est vraiment la première saison où il évolue à un certain niveau où il doit garder ce niveau dans la continuité, où il arrive dans une équipe malade et on lui demande d’être le patron déjà. Aujourd’hui, avec Kums et Trebel à un bon niveau, on a vu autre chose. Mais à côté de ça, on a les 20 dernières minutes où là c’est inconcevable pour une équipe comme Anderlecht de prendre trois buts, mais c’est concevable aussi quand on sait d’où on vient du côté du Sporting. Donc Vanhaezebrtouck a fait beaucoup de communications, beaucoup de langue de bois, mais en tant qu’entraineur ça lui fait mal et il n’est pas content. Avec Lukasz Teodorczyk qui en plante trois, avec Morioka qui marque, avec des joueurs qui reviennent, peut-être que maintenant Anderlecht va devoir capitaliser là-dessus. Après, c’est vraiment dommage pour Mouscron d’avoir attendu de jouer une fois que le score était acquis et où les Anderlechtois ont logiquement relâché", a expliqué Pascal Scimè.

Sur la prestation de Lukasz Teodorczyk

"Footballeur, c’est un métier mais c’est un métier qui vous suit jusqu’à la maison, c’est un métier qui définit votre entourage aussi, votre mode de vie. Ce gars (Lukasz Teordorczyk, ndlr) est passé par une période où il a été la risée des gens, où les gens se sont déchaînés sur lui, il a été la cible de critiques parfois à juste titre mais parfois pas. Aujourd’hui, après la traversée du désert, j’étais ému pour lui. Je suis vraiment content pour lui que ça redémarre, qu’il se rachète un peu et qu’il réponde sur le terrain", a confié Joachim Mununga.

"C’était la journée pour se montrer, a concédé Pascal Scimè. Il y a un président qui vient te parler. Puis il y a surtout l’offre de Chine. S’il veut vraiment aller en Chine et doubler, voir tripler son salaire, il fallait sortir une prestation comme ça. Il reste trois jours avant la fin du mercato chinois. Est-ce que Marc Coucke lui a dit que s’il les faisait gagner aujourd’hui, il pouvait partir ? Tout est possible. La masse salariale du Sporting d’Anderlecht est imposante, et le salaire de Teodorczyk grève une partie du budget. […] La prestation du Sporting d’Anderlecht a aussi été facilitée par certains choix. Du côté des Mouscronnois, il y a eu six changements par rapport à la belle prestation de la semaine dernière parce que Frank Defays a vu qu’il y avait un relâchement cette semaine dans le chef de certains. Amallah n’a pas commencé et il n’était pas très content d’ailleurs. En deuxième mi-temps, on a vu autre chose avec Amallah sur le terrain. Ici Frank Defays doit découvrir ce que c’est d’être entraîneur en division 1 et un groupe qui souffle le chaud et le froid, qui n’a pas dans son ADN de défendre. Aujourd’hui pour Anderlecht, c’était le match idéal pour se relancer."

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