Mannaert tacle la gestion d'Anderlecht et le compare à la cigale de La Fontaine

Mannaert : "Demander aux autres clubs de contribuer parce que tu as connu des pertes
Mannaert : "Demander aux autres clubs de contribuer parce que tu as connu des pertes - © BRUNO FAHY - BELGA

Le bel appel à la solidarité lancé par le Sporting d’Anderlecht ne passe pas vraiment du côté du FC Bruges. Vincent Mannaert, le CEO du Club, cite La Fontaine et tacle la gestion financière bruxelloise.

Le championnat belge est à l’arrêt et il pourrait ne pas reprendre. Les places européennes pourraient alors être attribuées sur base du classement actuel, figé après 29 journées. En contrepartie les clubs qualifiés pourraient – suggère Anderlecht – faire preuve de solidarité. "Nous proposons qu’au cours des 3 prochaines saisons, une partie substantielle des revenus européens soit répartie entre tous les clubs. Et nous sommes convaincus que le RSCA contribuera à l’effort", a déclaré Karel Van Eetvelt, CEO des Mauves, ce lundi.


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De biens belles intentions qui n’ont pas convaincu Vincent Mannaert, son homologue brugeois. Le FCB, qui serait titré et qualifié pour la Ligue des champions, serait l'un des bénéficiaires de l'arrêt de la Pro League. "Tout le monde sait – et c’est d’ailleurs l’analyse de Van Eetvelt lui-même – qu’Anderlecht a connu des grosses pertes ces dernières années, et cela n’a rien à voir avec l’actuelle crise du coronavirus. Ils ont récemment essayé de régler cela en interne avec le chômage temporaire de leurs collaborateurs et en demandant un effort aux joueurs. Et maintenant, ils frappent à la porte des autres clubs", souligne Mannaert à nos confrères de Sporza.

Mannaert de reprendre un classique des fables de Jean de La Fontaine pour appuyer son argumentaire. "C’est l’histoire de la cigale (dans ce cas-ci Anderlecht, ndlr) et de la fourmi (le FC Bruges, ndlr). Celui qui entreprend, sait qu’il y aura des bonnes et des mauvaises périodes. Tu ne sais jamais quand une crise va arriver et quel sera son impact. Mais si une crise survient, il faut pouvoir se rabattre sur quelque chose. Et ce n’est pas le cas à Anderlecht".

"Demander aux autres de contribuer parce que tu as connu des pertes ? Des clubs qui ont mieux travaillé, demander de régler tes problèmes ? Ce n’est pas de la solidarité", tranche Mannaert.

 

Le CEO brugeois va même jusqu’à inviter Anderlecht à s’inspirer du modèle gantois, un club qui a réussi à assainir ses finances."Ils doivent travailler dur et ne regarder qu’à eux", conclut Mannaert.