Les vérités d'Olivier Renard sur le mercato, Van Buyten, Jankovic, Dimata et Trebel

Olivier Renard
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Olivier Renard - © RTBF.be

Face à Courtrai, le Standard a touché le fond en s'inclinant 0-3 à la maison. Les Liégeois peuvent oublier les Play-offs 2. Olivier Renard, le directeur sportif du Standard, était l'invité de La Tribune. Il a évoqué plusieurs dossiers chauds parmi lesquels les mercatos animés, sa relation avec Daniel Van Buyten, le rôle obscur de Christophe Henrotay et a donné sa vérité sur le transfert de Landry Dimata à Ostende. Morceaux choisis.

"Il y a plusieurs joueurs qui sont devenus importants. Je pense à Laifis, Belfodil, Orlando Sa ou encore Raman avec sa mentalité", a noté Olivier Renard.

Cela ne fait que 4 joueurs sur 11 ... Le directeur sportif reconnaît que des erreurs ont été commises par lui et le club tout entier. "L'erreur est d'avoir demandé au coach de travailler avec 35 ou 36 joueurs ensemble. Quand il y a 2/3 du noyau qui ne joue pas, le négatif prend le dessus et c'est difficile pour le coach de faire passer son message", note-t-il.

Sur les 4 derniers mercatos, le Standard a effectué pas moins 111 transferts (entrants et sortants). "Il y a peut-être eu trop de transferts mais la question est "qui est parti ?". Quand on voit le mercato estival, il n'y a qu'un titulaire qui est parti (Ivan Santini) et avec cette vente, on a réussi à faire venir plusieurs joueurs. Et cet hiver, il y a eu le départ de Trebel (à Anderlecht, ndlr). Au niveau de la stabilité du 11 de base, il n'y a pas tellement de changements. Ceux qui sont partis sont des joueurs déçus de ne pas avoir du temps de jeu. Sachant que nous ne possédons pas de fortunes, je suis aussi obligé de travailler aussi avec des prêts avec option", a expliqué le directeur sportif du Standard.

Et de poursuivre : "Le but est maintenant de garder nos meilleurs joueurs. Le cas Trebel est un cas à part. Personnellement, j'ai suivi la progression de Marin qui aurait dû venir 3 ou 4 mois en tant que doublure de Trebel. Ce dernier aurait dû quitter le Standard en fin de saison. Mais à partir du moment où il a refusé de participer au stage, on a dû le laisser partir. Etant donné les finances, je ne pouvais pas me permettre d'envoyer dans le noyau C un joueur avec un salaire comme le sien. Il a fallu faire un choix".

Sclessin vit sur un volcan et Olivier Renard en est bien conscient mais il faut retrouver une certaine sérénité pour sortir la tête hors de l'eau. "Le Président est tous les jours déçu mais il faut rester calme. Il y a assez de qualités pour être plus haut dans le classement. Il faut rester soudé. Il faut retrouver l'ADN dans les tribunes et sur le terrain".

Je ne peux pas dire que Daniel et moi, nous sommes toujours d'accord ...

Des rumeurs circulent selon lesquelles l'entente ne serait plus au beau fixe entre Daniel Van Buyten et Olivier Renard. Le rôle de chacun manque de clarté pour bon nombre d'observateurs.

"Je suis venu au Standard pour être directeur sportif, a souligné Olivier Renard sur le plateau de La Tribune. Je ne suis pas un scout, ni un secrétaire. Je fais mon travail de la meilleure manière possible. Je cherche des joueurs bon marché avec de la qualité. Au niveau de l'investissement financier, c'est le président qui prend la décision. Daniel Van Buyten a aussi ses contacts. Je ne peux pas dire que Daniel et moi, nous sommes toujours d'accord. Après, il y a un président au-dessus qui décide comment on fait les choses. Daniel est le bras droit du président et moi, je suis le directeur sportif".

Et d'ajouter : "Je connais Daniel depuis longtemps. On a commencé ensemble à Charleroi. Il y a du respect entre nous. Comme je l'ai déjà dit, il y a certains points sur lesquels je ne suis pas d'accord avec Daniel et on en discute mais je le répète, c'est le président qui a le dernier mot."

Sur le choix d'engager Jankovic à la place de Ferrera, Olivier Renard avoue : "Moi, j'étais pour à partir du moment où on a décidé de changer. Ce n'était pas pour éliminer Yannick Ferrera mais c'était pour le bien du Standard. Je l'ai expliqué à Yannick. Il n'a pas forcément accepté. Le Standard tout entier était pour l'arrivée d'Aleksander Jankovic."

Sur les agents et Christophe Henrotay, très présent, au Standard, Olivier Renard se contente de déclarer : "C'est un ami pour Bruno Venanzi et plus qu'un ami pour Daniel Van Buyten. Mais, je n'ai jamais regardé qui est l'agent d'un joueur. Pour moi, il n'y a pas de différence entre Christophe et les autres."

Dimata ? Quand je suis arrivé au Standard en février 2016, sa décision de partir était déjà prise... 

Et lorsqu'on lui parle du départ de Landry Dimata à Ostende où il a explosé, cela ne serait pas lié à une "histoire" d'agents mais c'est le staff de l'époque, avec Yannick Ferrera, qui est bien pointé du doigt.
"Dimata, j'ai tout fait pour le garder. Landry est une bonne personne. J'ai rencontré son agent qui est Didier Frenay. J'ai un bon contact avec lui. Quand je suis arrivé au Standard en février 2016, sa décision de partir était déjà prise. Ce n'était pas forcément un temps de jeu qu'il voulait mais c'était un temps d'entraînement. Ce qu'on ne lui offrait pas. Quand je suis arrivé, il y avait des jeunes qui perdaient les pédales et qui se demandaient s'ils avaient un avenir au Standard. Quand on a essayé de rattraper le coup, c'était trop tard", a conclu Olivier Renard.

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