Les gardiens, Weiler, Badji et Deschacht, Kara aborde les dossiers du vestiaire anderlechtois

Invité de "La Tribune", le défenseur central anderlechtois Kara Mbodj n'a éludé aucune question et a expliqué avec sa franchise habituelle les moments difficiles vécus en début de saison avec René Weiler.

Il a évoqué le cas Olivier Deschacht écarté par le coach suisse d'Anderlecht. L'international sénégalais, qui participera en janvier prochaine à la Coupe d'Afrique des Nations, a également parlé du rôle qu'il a actuellement dans le vestiaire bruxellois. Morceaux choisis.

"Je ne faisais pas partie des plans de René Weiler"

"Au moment où René Weiler est arrivé, je devais partir en Angleterre. Il y avait une offre et un accord. Cela ne s'est finalement pas fait. Pour le coach, c'était clair, je ne faisais pas partie de ses plans car je devais quitter le club, a souligné Kara qui n'en a pas voulu au T1 du RSCA. C'est quelqu'un que je respecte. Il est honnête et direct avec tout le monde. Il ne regarde pas si c'est Kara ou une autre personne devant lui".

Et de poursuivre : "J'ai été envoyé chez les U21 pendant un mois. Cela n'a pas été facile du tout mais j'ai fait ce qu'il fallait pour revenir dans l'équipe."

L'entraîneur suisse a fait le ménage dans le vestiaire et cela commence à porter ses fruits. "Le vestiaire avait besoin de cela car l'an passé, il y avait trop de laisser-aller. Ce n'était pas le Club Med mais cela n'a pas été facile quand même", a-t-il révélé.

Et lorsque le Sporting d'Anderlecht s'est retrouvé dans le trou suite notamment un revers 2-1 à Waasland-Beveren alors que les "Jaune et Bleu" ont été réduits à 10 après 22 secondes, le vestiaire a réagi et les discussions entre les joueurs ont été bénéfiques.

"Quand cela ne va pas bien, il faut se dire les choses telles qu'elles sont. Quand cela ne va pas, on parle toujours du coach. Il a une part de responsabilité mais les joueurs aussi ont une grande part de responsabilité. Il faut assumer et arrêter de de se cacher derrière le coach", a-t-il noté.

Et d'ajouter : "Tout le monde parle. Quand tu as quelque chose à dire, il faut le dire devant tout le monde. Moi le patron ? on peut dire cela (sourire). Je parle quand il faut parler. Je n'hésite pas à dire la vérité telle qu'elle est."

René Weiler et Olivier Deschacht "se sont expliqués ..."

Sur le cas Olivier Deschacht, Kara a été clair : "Il faut accepter que c'est une icône du club. J'ai beaucoup de respect pour lui, vu le nombre d'années et de matches disputés et de titres remportés avec Anderlecht. Après, c'est un joueur comme les autres et personne n'est plus important que le club. Ensuite, il y a un coach en place qui prend ses décisions qu'il faut respecter. Le problème est que beaucoup de gens parlent sans savoir ce qui s'est passé. C'est grave. Pour moi, ce qui se passe dans le vestiaire doit rester dans le vestiaire. Je ne vais pas dire ce qu'il s'est passé. Le plus important est qu'il a vu le coach, qu'il parlé avec lui. Ils se sont expliqués et j'espère le voir revenir dans le groupe bientôt car il est important pour l'équipe".

"Badji a le niveau d'Anderlecht"

Kara n'a pas caché qu'il était touché par les critiques envers Stéphane Badji dont on ne pardonne aucune erreur : "Il est le joueur qui travaille le plus dans le club. Il a une bonne mentalité et il a le niveau pour Anderlecht. Cela fait longtemps que je le connais. On était ensemble chez les jeunes en sélection du Sénégal. Ce que je n'arrive pas à comprendre, c'est pourquoi lui est sifflé alors que d'autres joueurs, pour les mêmes passes, ne sont pas sifflés. Cela fait mal. C'est quelqu'un qui essaye toujours de faire le maximum. Il va s'en sortir et va continuer à travailler. Il est toujours disponible pour l'équipe et pour le coach."

"Boeckx communique plus que Roef"

Depuis que Frank Boeckx a été préféré au jeune espoir Davy Roef, Anderlecht semble avoir retrouvé une certaine solidité et stabilité sur le plan défensif. Est-ce un simple hasard ?

A la question de savoir quelle est la différence entre Boeckx et Roef, Kara répond : "Je ne dirais pas que Boeckx met plus en confiance que Roef. Il a quelque chose d'important pour un gardien de but, il communique plus que Roef. Davy est un gardien talentueux et jeune. Il doit apprendre plus. Un choix a été fait par le coach et il l'a accepté et continue à travailler à l'entraînement."

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