Les fauteurs de troubles de Standard Femina-Anderlecht seront sanctionnés comme en Pro League

Les heurts du 16 novembre dernier n’ont pas vraiment surpris à la Cellule Football du SPF Intérieur. Cette équipe d’une quinzaine de personnes chargées de la sécurité autour du football admet que des infos avaient filtré. "Les policiers qui s’occupent spécifiquement du football suivent de très près leurs groupes et leurs profils 'à risque'", explique Julien Van Belle, un de ses collaborateurs. "Il y a des infos douces qui filtrent entre les supporters et les services de police. Et on suit aussi parfois les tendances sur les réseaux sociaux."

Pour ce 16 novembre, la police locale était donc prévenue du risque de débordements. Ce qui lui a permis d’intervenir rapidement. Sur place, manifestement, les 'prétendus' supporters cherchaient davantage l’affrontement que d’assister à une rencontre sportive. Se tourner vers des matches de dames pour pouvoir s’affronter plus librement entre supporters ennemis, le phénomène est marginal, mais reste sous surveillance : "En tant qu’organe de coordination de la sécurité, on reste très attentif à toutes les nouvelles tendances. Tout en sachant que, pour ce cas-ci, la législation permettra de sanctionner les contrevenants."

Car le grand changement pour cette saison (et qu’ignoraient sans doute les fauteurs de troubles du 16 novembre) c’est que, depuis le mois de juin, la Loi Football s’applique aussi aux rencontres de jeunes et de dames. "Si on arrive à identifier les personnes, ce qui est le cas ici", poursuit Julien van Belle, "la Loi Football prévoit des poursuites administratives. Et les sanctions peuvent être des interdictions de stade et des amendes."

Voilà qui pourrait refroidir les ardeurs des bagarreurs avant le match retour du 21 décembre. La cellule Football du ministère de l’Intérieur reste toutefois sur le qui-vive jusqu’au jour J.

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