Les 5 principales raisons du sacre d'Anderlecht

Les 5 principales raisons du sacre d'Anderlecht
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Les 5 principales raisons du sacre d'Anderlecht - © Belga

Le Sporting d'Anderlecht a décroché le 34ème titre de son histoire, un titre qui s'explique notamment par les 5 raisons suivantes.

1. René Weiler, le pacificateur ...

L'été dernier, Anderlecht s'est cherché un entraîneur capable de remettre de l'ordre dans le vestiaire. Les noms de Roberto Martinez, de Claude Puel et d'Hein Vanhaezebrouck ont alors circulé dans les couloirs du Parc Astrid. A la surprise générale, Herman Van Holsbeeck est allé cherché le coach de Nüremberg (D2 allemande).

Le Suisse René Weiler (43 ans) était un illustre inconnu chez nous à l'époque. Il a très vite montré qui était le chef à bord, un homme qui ne se laisse pas marcher sur les pieds. Avec lui, pas de privilèges, tout le monde partait sur un pied d'égalité. Et ceux qui n'étaient pas d'accord de suivre ou qui montraient des réticences ont vite été mis de côté. Stefano Okaka, meilleur buteur du RSCA l'an dernier, a ainsi été écarté. Kara aussi a connu une période difficile avant de revenir à l'avant-plan.

René Weiler a des principes et il n'y a de toute évidence pas de place pour ceux qui ne les suivent pas. Sur le plan tactique également, il a mis en place un système qui a pris un peu de temps à fonctionner pleinement mais une fois qu'il a été maîtrisé, Anderlecht s'est montré assez impitoyable.

Dans les moments difficiles, la direction bruxelloise a soutenu son coach et il en est aujourd'hui récompensé.

2. Qabala, le tournant de la saison...

Les résultats n'ont pas tout de suite été au rendez-vous. Le club bruxellois a même connu quelques revers qui ont fait mal comme ceux face à Westerlo à la maison (1-2) ou à Waasland-Beveren (2-1) où le Sporting a joué à 11 contre 10 pendant pratiquement toute la rencontre. La défaite lors de la 15ème journée à Zulte Waregem fut, pour bon nombre d'observateurs, celle de trop.

Quelques jours après ce revers, les Anderlechtois ont disputé un match clé à Qabala en phase de poules de l'Europa League. Une contre-performance en Azerbaïdjan aurait pu signifier la fin de parcours pour l'entraîneur suisse. Mais ce jour-là, le RSCA va connaître un déclic. A 1-1, Qarabag va rater un pénalty et finalement le Sporting va s'imposer 1-3 grâce notamment à une fin de match tonitruante de Massimo Bruno. Le week-end qui a suivi, Anderlecht a humilié Mouscron 7-0. La machine mauve était lancée.

C'est simple, à partir de là, Anderlecht ne perdra plus qu'un match (3-2 à Malines) dans la phase classique du championnat. Premier avant d'entamer les PO I, le club bruxellois va se montrer solide durant cette compétition à 6. L'accumulation des matches (championnat + Europa League avec notamment un duel exaltant face à Manchester United) n'aura aucun impact sur l'état de forme d'une équipe qui va littéralement planer sur son nuage !

3. Tielemans et Dendoncker, les jeunes patrons...

Youri Tielemans (20 ans) et Leander Dendoncker (22 ans) ont évolué comme des patrons au milieu de terrain. Libérés par le départ de Steven Defour à Burnley ? Peut-être. Incontournables, indispensables, ils ont réellement fait preuve d'une maturité exceptionnelle et ce n'est pas étonnant de les retrouver aujourd'hui dans le noyau des Diables rouges de Roberto Martinez.

Les deux jeunes ne sont plus des révélations mais bien des confirmations. Si Anderlecht est sacré cette saison, il peut les remercier. Ils représentent l'avenir du Sporting même si la direction est consciente qu'elle aura bien des difficultés à les retenir au Parc Astrid. Tielemans et Dendoncker n'ont, il est vrai, pas seulement brillé dans notre championnat mais aussi sur la scène européenne. De quoi attirer les regards de grands clubs étrangers ayant les moyens financiers de les attirer. On parle déjà de Monaco pour Tielemans !

4. Teodorczyk et Hanni, les réussites de mercatos enfin aboutis !

Si ces dernières années, Anderlecht n'a pas toujours eu le nez fin au niveau des transferts. Cette fois-ci, il a tapé juste avec Lukasz Teodorczyk. Le buteur polonais a immédiatement trouvé ses marques et surtout le chemin des filets. En début de saison, il a régulièrement sauvé le Sporting grâce à sa redoutable efficacité. Il a rapidement fait oublier l'attaquant italien Stefano Okaka parti à Watford.

Sofiane Hanni a, lui, fait oublier le départ de Dennis Praet à la Sampdoria. L'international algérien avait le profil de la maison mauve et l'a tout de suite démontré. Technique, vif et intelligent, Hanni a su se mettre au service de l'équipe. Pour le bien de celle-ci, il a régulièrement joué sur les flancs alors qu'il est plus à l'aise dans l'axe du milieu de terrain.

Parmi les autres acquisitions qui se sont avérées être de réelles réussites, on pointera encore les défenseurs Uros Spajic et Denis Appiah ou encore Alexandru Chipciu. Massimo Bruno a été précieux à certains moments. Kiese Thelin a répondu présent quand le Sporting a eu besoin de lui. Ce fut le cas à Saint-Petersbourg où il a inscrit le but de la qualification face au Zenit. Arrivé comme l'avant suédois en janvier, Adrien Trebel (ex-Standard) s'est très vite adapté et a régulièrement trouvé sa place dans le onze anderlechtois.

Acheté 10 millions d'euros, Nicolae Stanciu a montré d'indéniables qualités mais sur le plan qualité-prix, on reste un peu sur sa faim. Seuls Diego Capel et Sebastian Di Maio, qui ne sera resté que quelques semaines à Bruxelles, n'ont pas du tout convaincu.

5. Frank Boeckx, le porte-bonheur...

En début de saison, Davy Roef a été intronisé n°1 suite au départ de Silvio Proto à Ostende mais le jeune portier n'a pas répondu aux attentes et n'a pas donné l'impression de parvenir à gérer la pression. Auteur de quelques "bourdes", il sera finalement remplacé par Frank Boeckx à l'occasion du déplacement européen à Qabala. Un choix de René Weiler qui va s'avérer être une totale réussite.

A 30 ans, Boeckx a fait preuve d'une grande assurance. Il va réussir à rassurer la défense et devenir en quelque sorte le "porte-bonheur" de l'équipe. Davy Roef va, lui, rejoindre La Corogne lors du mercato hivernal.

Tous ces éléments mis ensemble font qu'Anderlecht est sacré champion. L'objectif de la saison est atteint. Les Mauves sont assurés de participer à la phase de poules de la Champions League la saison prochaine. La direction espère que cela va les aider à convaincre certains éléments très convoités de rester une saison de plus... Un nouveau défi attend donc le RSCA !

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