Leko : "Mon amour pour le foot est plus fort que jamais"

Leko : "Mon amour pour le foot est plus fort que jamais"
Leko : "Mon amour pour le foot est plus fort que jamais" - © BRUNO FAHY - BELGA

Impliqué dans le Footgate, Ivan Leko a vécu une période compliquée en tant qu'homme. Dans la foulée, les performances de son équipe ont chuté. Solides leaders fin septembre, les Brugeois tournent au ralenti depuis en championnat. Le coach croate a évoqué ces deux aspects dans une interview accordée à Het Laatste Nieuws.

"Naturellement, je souhaite que les gens pensent que je suis un bon coach, mais c'est encore plus important qu'ils voient en moi un homme bien. J'ai pu constater que tous ceux qui ont été en contact avec moi m'ont soutenu de manière inconditionnelle pendant cette période difficile. C'était important pour moi. Ma plus grande ambition dans la vie, c'est de ne pas échouer en tant que personne. Je pense que je suis encore une meilleure personne. Je l'étais déjà, je pense. Mais maintenant je donne encore plus aux personnes qui m'entourent, aussi bien sur le plan privé que dans le football."

Leko a-t-il perdu le feu sacré ?

Il ne nie pas que toute cette affaire a eu un impact sur lui. Mais certainement pas sur sa motivation. "J'ai le sentiment inverse. Ma passion pour ma famille, pour le Club, pour mes joueurs est plus grande maintenant. J'ai besoin de temps pour réaliser que cette  m... est réellement arrivée, que ce n'était pas un cauchemar. Mais croyez-moi, mon amour pour le foot est plus fort que jamais. La dernière chose que je voulais faire, c'était fuir. C'est mon monde, le FC Bruges est mon club, je ne fuis pas".

Trois raisons au creux actuel

S'il regrette qu'on s'attarde sur ce récent bilan négatif (10/30) plutôt que sur les "bonnes choses" (les trophées, les résultats en C1, ...), Leko a tout de même trois explications à la mauvaise passe actuelle du FCB. La première tient à l'effectif, le coach "perd" près de la moitié de son noyau à chaque trêve internationale, ce qui n'était pas le cas la saison dernière. Deuxièmement, il y a eu "beaucoup de blessures, et avec des profils spécifiques". La troisième raison est "humaine". "Je la comprends mais je ne l'accepte pas : ce jeune groupe ne parvient pas à avoir la même motivation pour un match de championnat ou un match de Ligue des Champions."

Leko pousse aussi l'analyse sur le plan purement footballistique. Il estime par exemple que son "Club" joue de manière trop "romantique". Le jeu brugeois est trop basé sur la possession de balle. "Il n'y a plus d'instinct de tueur, ni de danger dans le rectangle. Et dans le même temps, cela nous a rendus friables défensivement", détaille le Croate

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