Le repenti Dejan Veljkovic ne dira rien pour sa défense devant la Commission des litiges

Le repenti Dejan Veljkovic ne dira rien pour sa défense devant la Commission des litiges
Le repenti Dejan Veljkovic ne dira rien pour sa défense devant la Commission des litiges - © VIRGINIE LEFOUR - BELGA

Kris Luyckx, l'avocat de l'agent de joueurs repenti Dejan Veljkovic, a prévenu mardi la Commission des litiges d'appel de l'Union belge de football (URBSFA) que son client ne lui ferait aucune déclaration pour se défendre. Cela lui est en effet interdit dans le cadre des accords conclus avec le parquet fédéral qui s'est assuré sa collaboration en échange de mesures de clémence. L'avocat a en conséquence demandé que son cas soit jugé séparément des trois autres agents de joueurs inculpés dans ce dossier.

"Nous sommes liés par cet accord avec le parquet fédéral", a invoqué Kris Luyckx. "Je ne peux défendre mon client en révélant des éléments, des documents ou des déclarations issus de notre collaboration avec la justice. Cela m'a encore été officiellement confirmé lundi soir. Dejan Veljkovic ne peut pas non plus aider les enquêteurs de l'Union belge pour les mêmes raisons..."

L'agent de joueurs bien connu est poursuivi pour sa participation présumée à la falsification de rencontres impliquant des équipes menacées de relégation lors de la fin du championnat 2017-2018. N'étant pas affilié à l'Union belge, Veljkovic et ses conseils ont longtemps hésité avant de finalement répondre positivement à la convocation du parquet en se présentant au siège de la fédération.

La Commission des litiges d'appel qui comprend trois juges, a pris bonne note de ces éléments, et déterminera ultérieurement sa position dans ce cas particulier.

Les débats ont été et resteront publics, alors que le Beerschot Wilrijk, qui est intéressé dans l'affaire, avait fait une demande écrite pour que ce ne soit pas le cas. Le club anversois ne souhaitait pas que la presse soit admise lors des sessions à venir.

"Nous voulons envoyer un message important au monde extérieur", a déclaré à ce propos le président de la commission. "Mais je saurai prendre mes responsabilités et poursuivre à huis clos, si des incidents devaient éclater..."

Enfin le procureur Kris Wagner s'en est vivement pris à Maître Joost Everaert, l'avocat du Kavé Malines, qui se plaignait de ne pas avoir assez de temps pour rédiger ses réponses écrites avant le 16 mai.

"Cela fait déjà une semaine que vous êtres au courant de la situation", lui a-t-il fait remarquer. "Et vous auriez donc déjà pu commencer ce travail. C'est votre problème si vous avez préféré dormir pendant tout ce temps. De plus il y a au sein de votre réputé cabinet des dizaines d'avocats capables de travailler très vite. Je ne vois donc pas où est le problème. Sauf que tout le temps que vous utilisez maintenant, est perdu pour la rédaction de vos réponses".

"Votre intérêt n'est donc pas de faire éternellement durer cette séance...", a conclu Kris Wagner, dont la réplique a été fort peu appréciée par Joost Everaert et Hugo Vandenberghe, qui représentait l'agent Walter Mortelmans.

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