Le procès D'Onofrio/Standard pourrait bien ne jamais se tenir

Stade du Standard
Stade du Standard - © Belga

Le parquet du Procureur du Roi a réclamé des poursuites, en correctionnelle, contre une trentaine d'inculpés pour fraudes, faux et usages de faux ou blanchiment. Trois avocats ont demandé des devoirs complémentaires, qui ont été refusés. Ils ont interjeté appel. La chambre des mises en accusation vient de reconvoquer tout le monde pour la fin mars parce qu'un vice de procédure pourrait bien déboucher sur la nullité d'une large partie de l'enquête.

Lors qu'un juge d'instruction souhaite obtenir la collaboration d'une police étrangère pour une perquisition, une audition, une saisie, il rédige une demande appelée "commission rogatoire" dans lequelle il explique ce qu'il cherche. Le magistrat liégeois en charge du dossier D'Onofrio aurait, dans ces documents, en quelque sorte forcé le trait. Il aurait présenté ses soupçons comme des faits établis, ses hypothèses comme des vérités. Il serait sorti de son devoir d'enquêter à charge et à décharge. L'impartialité de son enquête ne serait plus garantie.

C'est l'avocat d'un financier suisse, ex-administrateur du Standard, directeur de l'une ou l'autre société-écran, qui a soulevé ce lièvre. Une dizaine de commissions rogatoires seraient concernées. Plusieurs pays ont d'ailleurs refusé de donner suite, mais la quantité de renseignements qui risquent d'être frappés de nullité n'est pas négligeable.

A tel point que, selon nos informations, la chambre des mises en accusation, devant la menace et le sérieux du moyen invoqué, a reconvoqué pour la fin mars tous les 33 inculpés afin que tout le monde s'exprime sur l'éventualité d'un vice de forme.

Stop ou encore, c'est désormais le dilemme auquel la justice liégeoise est confrontée.

M. Gretry

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