Le mea-culpa touchant de Lukebakio : "A Anderlecht, je n'ai pas eu le bon caractère"

Anderlecht a prêté Dodi Lukebakio à Charleroi. Et ce dimanche, à l'inverse d'autres clubs, les Mauves autorisent Charleroi à aligner l'ailier. Au risque peut-être de s'en mordre les doigts. Entretien avec celui qui en inscrivant deux buts contre Mouscron samedi dernier a marqué deux fois plus que tout le Sporting d'Anderlecht réuni depuis le début de la Pro League. C'est un clin d'œil bien sûr... La suite dit toutefois beaucoup sur la personnalité d'un joueur qui donne l'impression d'avoir - vraiment - appris de ses erreurs.

"Ce match est particulier car j'ai été formé au Sporting d'Anderlecht. C'est un club qui reste dans mon cœur" explique d'eblée Lukebakio.

Malgré votre talent, pourquoi cela n'a-t-il pas fonctionné là-bas ?

"Je n'étais pas prêt à ce moment-là, souffle le joueur. Je n'y ai pas eu le bon caractère. Je n'ai pas vécu comme un pro doit vivre. Travailler plus, faire ce qu'on me demande... Sur le terrain et hors du terrain."

Pourtant quand vous marquez face au Standard, on croit alors que votre carrière est lancée.

"Le foot ça va vite. C'est le passé désormais."

Pour quelle raison cela n'a-t-il pas marché avec René Weiler à Anderlecht ?

"C'est de ma faute. Lui il a prouvé que c'est un grand entraîneur. Il a été champion... Il a eu raison. Moi de mon côté, je n'ai ni revanche ni ressentiment à son égard. Je n'ai pas de problème avec lui. Pas du tout."

Il est rare d'entendre un jeune joueur dire qu'il a commis des erreurs ? Votre volonté de changer passait par cet état d'esprit ?

"Quand on reconnaît ses erreurs, on peut avancer dans la vie comme sur le terrain. Moi je vous dis la vérité. Je n'ai aucune raison de vous mentir. J'ai vraiment changé et je ne veux plus décevoir les gens qui croient en moi, qui me soutiennent... Et je parle d'abord de mes parents. J'essaye de me comporter comme un pro, de faire tout ce qu'on me demande. Avant je n'étais pas prêt pour ce monde pro."

Vous êtes aidé, encadré par une structure. Comment se traduit cette aide ?

"Ces gens sont comme mes frères. Ils sont quotidiennement à mes côtés. Ils veulent m'amener vers le top. Par des entraînements supplémentaires, des analyses... Ma foi aussi m'aide sur le terrain. Quand je joue, je joue pour Dieu."

Le but de tout cela c'est de revenir un jour à Anderlecht par la grande porte ?

"Je ne souhaite pas répondre à cette question. Aujourd'hui je suis un Carolo et fier de l'être. Mais en foot rien n'est impossible..."

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