Le "match delegate" pour les nuls

Le "match delegate" pour les nuls
Le "match delegate" pour les nuls - © YORICK JANSENS - BELGA

Hier lors de Malines-Charleroi, le spectre du racisme dans les stades a refait irruption. Marco Ilaimaharitra a dénoncé des cris de singe et un salut nazi que l’arbitre n’a pas entendus, ni repéré. Alors sanctions ou pas ? Tout dépendra du rapport du match delegate. Du quoi ? Explication.

Pour chaque match de foot professionnel en Belgique (la D1A et la D1 B donc), un match delegate est de service. Ce " délégué de match " est souvent un ancien arbitre et il prend place en tribune centrale. Mais il dispose d’un laisser passer pour tout le stade et le bord terrain. Dimanche, à Malines-Charleroi, les cris racistes ont semble-t-il retenti le long de la tribune opposée, le match delegate aurait donc pu quitter sa place et s’y rendre. A condition bien sûr d’avoir entendus ces cris ou d’en avoir été informé.

Le rôle de match delegate a été créé justement pour soutenir le quatuor arbitral qui est concentré sur son match et ne peut forcément pas entendre tout ce qui sort du public. Le match delegate supervise donc l’organisation et la sécurité du match, mais pas le volet sportif. Après chaque match, l’arbitre fait son rapport et le match delegate le sien, dans une procédure les 2 rapports, toujours confidentiels, ont le même poids.

Sur base de ces rapports, des sanctions sont décidées comme des amendes, des huis clos ou des scores de forfait, encore récemment pour les matches Charleroi-Antwerp, Virton-Beerschot ou Saint-Trond-Genk.

En pratique, être match delegate est une grosse responsabilité, ce qui engendre aussi de la prudence voire de la frilosité. Car on ne compte plus le nombre de matches marqués par des cris de singe dénoncés par des joueurs… mais où ni arbitre ni match delegate n’avaient rien entendu.

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