"Le 'fanfaron' Coucke, c'est un Duchâtelet en plus souriant"

Le rachat d’Anderlecht par Marc Coucke ne se déroule pas comme prévu. L’ancien président du KV Ostende affiche un bilan trop faible pour le club bruxellois. Des difficultés qui rappellent celles rencontrées par d’autres présidents dans un passé récent.

"Coucke, il ne faut pas se leurrer, c'est un homme d'affaires pur et dur. Malgré ses airs de ‘fanfaron’, comme on a pu le voir à Ostende, il est venu à Anderlecht pour faire de l'argent. C'est un Roland Duchâtelet en plus souriant. Duchâtelet est complètement écœuré du milieu du foot, il dit qu’il a fait une grosse erreur. C’est le plus gros challenge, je pense, du parcours professionnel de Coucke", explique Thierry Luthers sur le plateau de La Tribune ce lundi soir.

"Son plaisir, c’est que ce soit rentable. Il veut gérer ça très bien pour montrer à quel point il est meilleur qu’un autre. Il est relativement narcissique, je pense qu’on est d’accord. Il aime prendre les décisions lui-même. ‘Il sait mieux que les autres’, comme on dit à Bruxelles", pense lui Stephan Streker.

Et Thomas Chatelle d’ajouter : "A la base, l’arrivée de Coucke est une aubaine. Il est Belge, un des plus riches du pays et investit dans un club comme Anderlecht. Il se prend pour l’instant les pieds dans le tapis. On a vu l’expérience Bart Verhaeghe et Bruno Venanzi, ça a pris un certain temps aussi. Pour l’instant, il accumule trop les erreurs. Dans la manière avec laquelle il s’entoure, il y a un souci, il n’y a pas de cohérence. Il doit pouvoir écouter et se mettre en retrait en tant que président. Ce qui m’étonne, c’est qu’il se plante là où il me paraissait très fort : dans le contact avec les supporters, dans l’émotionnel. Le contexte est différent, c’est vrai. Il fallait aller avant au contact des supporters, d’une autre manière que via un tweet."

"Si on compare au Standard de Venanzi, ils avaient eu du bol car avaient remporté la Coupe très vite. Ils étaient toutefois en PO2. Venanzi avait promis un titre tous les deux ans : il a gagné deux Coupes, mais le titre de champion n’est pas encore là. Verhaeghe a eu besoin de quatre ans pour être champion à Bruges. La preuve que le football n’est pas une science exacte", conclut avec sagesse Thierry Luthers.

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