Laszlo Bölöni: "La différence entre Dieu et Sa Pinto ? Dieu ne veut pas être Sa Pinto"

Laszlo Bölöni, l'entraîneur de l'Antwerp, était l'invité de l'émission La Tribune ce lundi soir au lendemain du partage du Great Old au Standard (1-1) dans le cadre de la 17ème journée de Pro League.

L'ancien international roumain qui a conduit le Standard à son dernier titre de Champion de Belgique en 2008-2009 a donné un avis tranché sur un Ricardo Sa Pinto que Laszlö Bölöni a coaché à l'époque où il était à la tête du Sporting Portugal (de 2001 à 2003). Il a d'ailleurs décroché un titre national avec le club portugais. Pour Bölöni, Sa Pinto n'a pas changé par rapport à cette époque : "Je suis un entraîneur qui ne connaît rien ou très peu mais j'écoute mes présidents. Je ne vais pas faire de blagues ici et je vais être un peu méchant. Mon président au Sporting Portugal m'avait dit à la fin du championnat que nous avions remporté : "On est champion mais on a eu une chance fantastique, c'est que Sa Pinto s'est blessé lors du premier match". Ce n'est pas parce que c'était un mauvais joueur mais il a un caractère conflictuel. Vous savez quelle est la différence entre le bon Dieu et Sa Pinto ? le bon Dieu, il ne veut pas être Sa Pinto. C'est un bon entraîneur mais il cherche toujours les conflits."

Sa Pinto l'a encore prouvé après le match face aux Anversois en déclarant : "le Standard a fait tout ce qu’il pouvait, notre adversaire n’a rien fait". A ces propos, Laszlo Bölöni a fait preuve d'humour en soulignant. "Il y a des jugements et des jugements. Je respecte ce qu'il dit mais je ne suis pas d'accord avec lui. Au niveau des statistiques, l'équipe qui ne joue pas au football, c'est-à-dire nous l'Antwerp, on a marqué 19 ou 20 buts et le Standard 17. Je reconnais qu'ils sont extraordinaires, ils sont très très bons et nous on est mauvais", a ainsi ironisé le coach roumain du matricule n°1.

Laszlo Bölöni sur un plateau de télévision, c'est souvent un grand moment. Lorsque Philippe Albert a donné raison au Roumain sur sa manière de procéder au Standard, Bölöni a réagi en frappant sur la cuisse du consultant de la RTBF et en confiant : "J'ai besoin d'un adjoint, je l'ai trouvé."

Engagé par Lucien D'Onofrio, Lazslo Bölöni a réussi à construire en un temps record une équipe capable de rivaliser avec le top de notre championnat. L'Antwerp peut encore rêver des PO I : "On est là où on n'était pas attendu. Si on me dit que le championnat est fini aujourd'hui, je signe des deux mains. Mais je sens la fragilité de notre équipe. Tout le monde rêve et je suis le premier à pousser le club le plus haut possible. Mais il ne faut pas oublier que pendant 15 ans, c'était l'agonie. L'Antwerp est en pleine reconstruction. Il ne faut pas aller plus vite que la musique."

Et de conclure : "La méthode Bölöni ? Tout ce que j'ai obtenu dans la vie, c'est grâce au travail (intelligence, persévérance et un peu de talent)."

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