La vengeance est un plat qui se mange chaud

La vengeance est un plat qui se mange chaud
La vengeance est un plat qui se mange chaud - © Tous droits réservés

Preud'homme - Boloni: 3-1. Résumer la victoire du Standard sur l’Antwerp à un duel entre les deux entraîneurs serait faire insulte aux Marin, Djenepo, Laifis, Cavanda, Carcela, et autres Rouches qui ont fait le succès de vendredi.

Mais tout de même, le duo MPH-Ferrera a pris sa revanche sur le douloureux 0-2 subi lors de l’aller de la phase classique. Ce seul revers à domicile, indigeste, était resté en travers de la gorge du coach. Les propos polémiques de Boloni et de Lucien D’Onofrio avaient aussi laissé un goût amer dans les bouches liégeoises.  Le Chef avait donc concocté un plat " vengeance ", mais servi chaud !

Voici quelques ingrédients de la recette :

JOUER MALIN : l’idée, dorénavant est de proposer un football plus réaliste, moins naïvement généreux, offrant moins de possibilités de contre-attaques à l’adversaire. Le Standard n’est pas encore capable d’imposer son jeu, il faut l’accepter. Même à Sclessin, on peut jouer plus " compact " et même laisser l’initiative à l’autre équipe. Les entraineurs savaient que l’ Antwerp était la 2è meilleure équipe en déplacement.

Aussi, la semaine avait été compliquée pour les entraîneurs liégeois. 8 joueurs seulement étaient présents en début de semaine à cause des obligations internationales , et certains, comme Marin, Cimirot, Ochoa et Djenepo ne sont rentrés que jeudi. D’où une certaine retenue dans les efforts en début de match.

GERER LE NOYAU : plusieurs internationaux étaient revenus fatigués, notamment M’poku (Congo RDC) et Djenepo (Mali). Moussa était donc logiquement préservé et ne devait monter qu’en 2è mi-temps ou  pour faire la différence si nécessaire (comme face à W-Beveren pour la remontada de 0-3 à 4-3). Par contre, M’Poku était aligné, malgré son état de fatigue. La raison : Polo est " utile " même quand il n’est pas " efficace ". Il demande le ballon, fait jouer ses partenaires, prend ses responsabilités, montre de la détermination, pousse le groupe…. Et apparemment, Maxime Lestienne, pourtant disponible et présent aux entraînements  ces 15 derniers jours ne constitue pas une bonne alernative. Cavanda, avec lequel les entraîneurs avaient travaillé durant la trêve, était titularisé au détriment de Fai, rentré du Cameroun.

OPERER LES BONS CHANGEMENTS : ou plutôt LE bon changement. Une décision, 3 effets. Cimirot, pas étincellant, reste au vestiaire. Djenepo, frais, prend le couloir gauche et y met le feu. M’Poku, pas dangereux dans ce couloir, redescend en milieu de terrain et s’y montre efficace. Le match bascule, de 0-1 à 3-1 et MPH se dit " heureux "

Heureux, Michel : pour les 3 points bien sûr, pour la mentalité affichée (qui n’a donc rien à envier à celle vantée sous Sa pinto la saison passée), mais aussi pour la victoire de sa conception du football, aux antipodes de celle de Lazlo, celui qui lui a succédé à Sclessin comme " entraîneur-champion ". Le Standard cherche à construire, là où l’Antwerp procède par longs ballons ; les Liégeois sont capables de prendre des risques pour marquer, quand les anversois assurent en permanence leurs arrières.

Les 4 buts illustrent parfaitement cette différence de philosophie de jeu : sur celui de M’Bokani, un long dégagement de Bolat vers le point de pénalty et un seul joueur (mais quel joueur !), qui fait la différence. Le Standard ne possède pas ce profil d’attaquant, les 3 réalisations liégeoises impliquent plusieurs joueurs.

Match retour le 26/4, pour une nouvelle passe d’armes.

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