La Tribune, Deschacht se confie pour ses 40 ans : "J'avais presque décidé d'arrêter"

Olivier Deschacht fêtera ses 40 ans ce mardi 16 février. L’occasion pour lui de venir dans La Tribune pour revenir sur une longévité hors pair et une carrière 100% Pro League.

Mais comment se sent-il aujourd’hui ? "Je me sens encore très bien, je ne suis pas le plus rapide, moins qu’à l’époque. Mais surtout mentalement je vais bien. Et le corps suit la tête."

Mais s’attendait-il à jouer autant (2e temps de jeu de son équipe) avec Zulte cette saison ? "Je ne suis pas quelqu’un qui aime le banc. Le coach le sait. Je veux être important sur le terrain, pas en dehors. J’ai aussi un âge où je perds la forme et le rythme si je reste sur le banc, c’est important de continuer à jouer."


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Il y a quelques mois, le joueur annonçait qu’il disputait sa dernière saison, mais ces derniers mois remettent en doute cet état de fait : "Je n’ai pas encore décidé. En décembre, j’avais presque décidé d’arrêter, mais ce mois a été exceptionnel pour moi. J’ai fait un assist, j’ai marqué et puis j’ai commencé à douter. Maintenant après chaque victoire le coach (ndlr. Franky Dury) me demande de continuer encore un an. Mais je n’ai pas encore décidé et je ne sais pas quand je me déciderai."

Deschacht pourrait battre le record de longévité du T2 de Zulte, Timmy Simons : "J’ai parlé avec lui hier, je dois encore jouer un an et trois mois (ndlr deux mois), il m’a dit de continuer un an et de resigner pour trois mois après ça. J’ai dit, 'on verra bien'", plaisante-t-il.

Deux buts cette saison, le défenseur a rarement fait mieux dans sa carrière "Oui, j’y ai pris goût. Pour un défenseur, c’est fantastique de marquer. On ne marque pas souvent mais quand ça arrive on est vraiment très heureux"

Mais le joueur l’avoue, si la retraite lui fait un peu peur, il craint aussi vraiment la saison de trop, de ne pas s’arrêter à temps.

Anderlecht, un grand chapitre d’une belle carrière

'Oli' marque un peu plus depuis qu’il n’est plus à Anderlecht : "Je jouais avec mes qualités. J’avais Boussoufa, Jovanovic devant moi, je leur disais 'moi je vais défendre et vous vous attaquez'. Je n’allais pas demander à Boussoufa de courir derrière son back droit, ni à Jova. Je leur disais 'vous marquez et moi je vais défendre'."

Olivier a évolué avec Vincent Kompany et désormais il le voit évoluer comme coach du club de "son cœur" : "Je veux féliciter Vincent Kompany. Il a arrêté sa carrière pour devenir entraîneur, c’est aussi une décision qui devait être difficile. Il faut imaginer ça. Les temps changent. Moi je devais jouer pendant deux saisons avec les réserves de Franky Vercauteren quand j’avais 20 ans. Je devais prester avec les réserves pendant deux ans. Maintenant, ils passent une étape. Ils ne jouent plus avec les réserves. Ils passent des U17 directement dans l’équipe avec d’emblée beaucoup de pression. Ait El Hadj, j’ai vu des articles qui le comparent avec Boussoufa. Ça c’est dangereux. Très dangereux."

C’est lequel qui vous tape le plus dans l’œil, qui vous plaît le plus ? "Maintenant, ce serait Lokonga et Delcroix. Pour le reste, il y a beaucoup de travail encore. Moi je vais toujours comparer Anderlecht avec le numéro 1. Maintenant, ils sont satisfaits avec la quatrième place. Mais moi, je n’ai jamais regardé Anderlecht comme ça. Il y a un trou de 16 points, c’est inacceptable."

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