La Tribune, Arthur Theate : "Je n’étais plus trop le bienvenu au Standard"

Arthur Theate était l’invité de la Tribune ce lundi soir. Le jeune défenseur central d’Ostende est une des révélations de la saison, à l’image de son club. Actuellement à la quatrième place au classement, les côtiers et leur état d’esprit ont été au centre des discussions. Mais pas seulement. Un jeune joueur bien dans ses baskets, en accord avec ses choix qui se livre sans filtre. Extraits choisis.


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Alexander Blessin, le coach est un des acteurs principaux de la réussite ostendaise : "Il a un charisme incroyable quand il entre dans une pièce, on l’écoute. Surtout moi. Il nous apprend des choses au quotidien. Il est à l’écoute envers nous, ça ne va pas que dans un sens. Il aime avoir l’avis de beaucoup de personnes même si quand il a son avis, c’est difficile de le changer."

La saison avait pourtant mal commencé pour le club : "Après le 2/12 initial, on ne s’est presque pas soucié du fait qu’on nous voyait déjà relégués. Le coach a été très important à ce moment-là, et le groupe est resté soudé. On s’est dit on y va, on n’a rien à perdre. On ne se connaissait presque pas mais on va sur le terrain, on joue et la première victoire à Malines fait vraiment beaucoup de bien."

Avant d’arriver à Ostende, Arthur a eu du mal à s’imposer : "J’étais au Standard, en U21, un peu à la cave si je peux dire. Je devais partir, je n’étais plus trop le bienvenu, mon agent m’a dit qu’Ostende voulait me faire passer un test et j’étais prêt à relever le challenge. Ça a accroché presque toute suite avec Alexander Blessin. Puis tout s’est mis en route et on en est là à présent."

Dans le monde du football, il faut parfois savoir prendre des risques sans trop penser aux conséquences : "Dans la carrière d’un footballeur, on arrive très vite en haut, mais aussi très vite très bas. Je me suis dit que c’était peut-être une de mes dernières chances. Dans ma tête j’étais assez déterminé à me dire que j’allais le faire. C’est là que mon entourage, mon papa, ma famille ont été très importants. J’habitais chez mes parents à Liège, en deux semaines il a fallu faire les valises et s’installer à Ostende. Finalement, on ne réfléchit pas trop on vit un peu au jour le jour quand on est footballeur."

Démarrer inconnu pour finir inoubliable

Arthur s’épanouit désormais pleinement, heureux des choix qu’il a posés : "J’aurais pu redescendre aussi, mais je crois qu’il faut surtout trouver le bon club, avec le bon coach, la bonne direction et les bons coéquipiers. Je pense que je l’ai trouvé."

Dans sa jeunesse, Arthur a fait des va-et-vient entre Genk et le Standard : "Je sentais que c’était bouché. J’essayais toujours de me démarquer par ma rage de vaincre, mais des fois ça ne suffisait pas. Ces clubs ciblaient d’autres joueurs et je n’ai aucun problème avec ça. Quand j’ai voulu quitter Genk, je me suis dit que j’allais quand même retourner au Standard. J’avais fait toutes les équipes d’âge en équipe nationale. Je m’étais dit que rentrer chez moi, près de ma famille ça allait me faire du bien. Puis il s’est avéré que le projet n’était peut-être pas le bon. Maintenant je suis content d’être là."

L’effectif d’Ostende est loin d’être celui qui a coûté le plus cher en Pro League. Le coût total en transfert du dernier onze de base est de maximum 2 millions d’euros, soit pas grand-chose pour une équipe de football à l’heure actuelle. Un constat qui donne de l’espoir au jeune joueur. "Pour les futures générations et d’autres footballeurs belges, ça doit donner envie. Ce n’est pas parce qu’on ne vous achète pas des millions qu’on ne peut pas faire des résultats. Je pense qu’on le prouve cette année. Le coach avait mis une phrase dans la séance théorique qui était: 'démarrer inconnu pour finir inoubliable', ça résume tout ce qu’on est en train de dire."

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