La tension monte entre Anderlecht et Svilar

Mile Svilar
Mile Svilar - © VIRGINIE LEFOUR - BELGA

La situation de Mile Svilar, jeune gardien d’Anderelcht de 17 ans, commence à sérieusement embêter les dirigeants anderlechtois.

Officiellement intégré dans le noyau A cet été, le très ambitieux et prometteur portier anversois n’est pas satisfait du sort que lui réserve René Weiler et a décidé de forcer un transfert définitif. Pour mettre la pression sur son club, Svilar ne se présente plus aux entraînements depuis quelques jours en se couvrant avec un certificat médical. Une manœuvre qui n’est pas du tout au goût de Herman Van Holsbeeck.

"Il veut faire appel à la loi de 78 (loi qui permet de rompre son contrat unilatéralement contre indemnité, ndlr), souffle le manager général des Mauves interrogé par la DH. Mais dans ce cas, il n’y aurait que des perdants : sa famille, lui et le club."

La direction bruxelloise prend ce dossier très au sérieux et a réagi.

"Nous avons levé l’option dans son contrat qui le lie désormais à Anderlecht jusqu’en 2019, poursuit HVH. Nous sommes dans une position de force mais nous ne voulons pas casser la carrière du gamin."

Présenté comme un futur crack, Svilar est actuellement considéré par la coach anderlechtois comme (au mieux) un 3ème choix. Une situation qui ne convient absolument pas au joueur et à son entourage.

"Je leur avais dit que j’allais essayer que Mile soit numéro 1 lors de la saison 2017-2018. Mais tout le monde dans le staff de Weiler dit qu’il n’est pas prêt et qu’il ferait mieux d’être prêté. Les Svilar ne veulent pas. Il n’y a pas mille solutions" regrette dès lors Van Holsbeeck qui veut tout de même essayer de trouver une solution à l’amiable.

"Dans des dossiers pareils, je fais tout pour régler ce bazar en paix. Il me reste trois semaines, il faut que je trouve une solution. On va négocier jusqu’au moment où l’élastique est sur le point de casser. Ma porte est ouverte, mais le clan Svilar ne veut même plus m’écouter. Il faut être deux pour trouver une solution. Quand je vois que la mentalité de la partie adverse n’est pas comme la mienne, je tourne le bouton. Et là, je peux être très, très méchant, prévient-il. C’est triste. Et dire qu’on a tellement fait pour ce garçon depuis ses 12 ans."

Et de conclure sans réussir à masquer son agacement : "Ce certificat médical… On n’est pas né d’hier !"

Un accord sera apparemment difficile à trouver.

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