La reprise après le Footgate... avec ou sans stigmates ?

Neuf jours après les pétarades du Footgate, la compétition belge va donc reprendre ses droits ce vendredi soir. En ouverture de la 11ème journée de Pro League, Bruges reçoit Waasland-Beveren. Hasard du calendrier, ce sont deux clubs directement impliqués et concernés par le Footgate. L’entraîneur de Bruges, Ivan Leko, est inculpé de blanchiment (il a été relâché sous conditions) et le président de Waasland-Beveren, Dirk Huyck, est lui soupçonné de participation à une organisation criminelle, de blanchiment, et de corruption privée.  

Alors est-ce que le foot belge porte déjà les stigmates de cette vaste affaire ? Est-ce que cette 11ème journée va réellement se disputer dans un contexte particulier ? Nous avons posé la question dans différents clubs et les points de vue ne sont pas vraiment identiques. 

A Charleroi par exemple, le coach Felice Mazzu estime que le contexte n'a pas influencé le travail de son groupe pendant la semaine. "Ce sont des choses pas évidentes à vivre. On est resté très serein par rapport à ça. On n'en parle pas, on s’entraîne et on essaie d'avancer", explique l’entraîneur carolo. Son de cloche assez similaire au Standard, avec un Michel Preud'homme qui semblait agacé et qui évacue le sujet. "Le contexte vous le connaissez comme moi. Voilà hein... Nous on va essayer de faire notre boulot, on pense au sportif. Le reste... on verra", commente Michel Preud'homme.   

A Anderlecht, Hein Vanhaezebrouck est un peu plus loquace et bavard. Le coach des Mauves reconnait un climat relativement particulier. "Ça sera quand même spécial pour tout le monde. J'espère que tout le monde saura le gérer d'une manière mature et digne. Je crois que les joueurs ont été surpris aussi, ils en ont parlé entre eux. Il y a peut-être des joueurs qui se sentent plus concernés, parce qu'ils ont peut-être des contacts directs, eux ils sont peut-être plus préoccupés. (...) Mais je crois que à partir d'un moment, il faut réorienter la concentration sur ce que l'on doit faire, et c'est jouer au football".     

Retour au jeu donc avec visiblement un mot d'ordre qui lui fait l'unanimité : le respect. Pierre-Yves Hendrickx fait passer le message. "Tous les arbitres et tous les acteurs qui seront là ce week-end seront des gens qui ont envie de jouer au football. Et donc, remettons le sport au milieu du terrain dès le coup d'envoi, et acceptons les décisions, les erreurs, les buts, avec un esprit sportif mis en avant" conclut le directeur administratif de Charleroi.

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