La nouvelle vie de Felice Mazzu à Genk

Carolo, il le restera, mais Zèbre, c’est fini ! Dorénavant, Felice Mazzu voit la vie en bleu. Du Pays Noir, il ne garde que les terrils des anciens charbonnages comme paysage quotidien. Dans sa carrière d’entraineur, c’est un pas en avant. Dans sa vie d’homme aussi. Pour l’un comme pour l’autre, l’aventure n’est pas sans risque.

Il débarque dans une équipe championne, trois des joueurs phares de la saison dernière ont quitté le Limbourg et trois autres voudraient les imiter. Philippe Clement est parti à Bruges avec son statut de héros, la succession est périlleuse pour le Wallon qui n’a rien gagné avec Charleroi, même s’il y a fait ses preuves (et reçu le Prix Raymond Goethals du meilleur entraineur 2017).

Malgré la pression, malgré la charge de travail, malgré un agenda qui parle de Ligue des Champions, malgré les inquiétudes liées à un mercato déficitaire, le nouveau T1 des champions en titre a accepté que nous l’accompagnions durant plusieurs journées. Le tournage débouchera sur un "Grand Format" dans le Week-end sportif du 18/08, mais voici déjà quelques extraits d’une des interviews qu’il nous a accordées.

- "Ma nouvelle vie, c’est d’abord d’être loin de MON Charleroi, où j’ai grandi, commencé à jouer au foot, fait mes études, où je suis devenu entraîneur professionnel ; et où vivent les miens, qui me manquent."

- "J’aurais pu choisir la continuité, la simplicité, en accord avec les dirigeants de Charleroi, et rester dans ce que vos confrères appelaient la facilité, même si je ne suis pas d’accord avec cette analyse-là. Mais si on ne se donne pas des défis, on ne connait jamais ses limites. J’ai choisi de relever le défi que Genk me propose, je sais qu’il est risqué, que je peux me brûler les ailes, que dans ce cas je serai dans l’échec, mais dans la vie l’échec fait aussi grandir."

- "Genk est un club qui doit toujours être dans le top 6, il y a de la pression parce que la Champions League arrive bientôt, que l’équipe n’est pas prête, pas équilibrée, qu’on est toujours dans le mercato et donc dans une certaine incertitude. Mais c’est à moi de gérer cela, avec une direction qui est très compréhensive, très coopérante."

- "La grosse différence avec Charleroi, c’est le grand nombre d’intervenants autour de mon travail. Mais pas des intervenants qui se mêlent de tout ; ils ont des fonctions précises, ils sont efficaces, et ils allègent ma tâche."

- "Je suis un homme de projet, j’aime construire et évoluer avec l’environnement et les personnes parmi lesquelles je travaille, j’espère qu’ici, les résultats, les relations avec les supporters, les dirigeants et mes joueurs me permettront de durer."

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