La CBAS impose une amende de 2.000 euros à Anderlecht pour des chants discriminatoires

La CBAS impose une amende de 2.000 euros à Anderlecht pour des chants discriminatoires
La CBAS impose une amende de 2.000 euros à Anderlecht pour des chants discriminatoires - © VIRGINIE LEFOUR - BELGA

La Cour Belge d'Arbitrage pour le Sport (CBAS) a imposé une amende de 2.000 euros, dont 1.000 avec sursis, à Anderlecht pour les chants lancés par des supporters mauves lors du topper face au Club de Bruges la saison dernière. "Le chant 'Alle boeren zijn homo' ('Tous les paysans sont homos') est stigmatisant envers la communauté LGBT, c'est triste d'entendre ce genre de choses à notre époque", a déploré le directeur administratif de la CBAS Caroline Demuynck à Belga.

L'affaire remonte au 4 avril 2019 lors du duel entre Anderlecht et le Club Bruges au Parc Astrid dans le cadre des play-offs 1. Le délégué de la Pro League présent ce jour-là avait renseigné dans son rapport que plusieurs chants avaient été entonnés dont "Alle boeren zijn homo's" avant et après le match ainsi qu'à la 3e et à la 56e minute. L'arbitre de la rencontre Bram Van Driessche et le portier brugeois Ethan Horvath avaient également été insultés.

En première instance, l'Union Belge avait infligé une amende de 4.000 euros au RSCA mais la Cour d'appel de la commission des litiges avait effacé cette sanction car "les termes de 'paysan' et d''homosexuel' étaient de simples noms d'un groupe de population spécifique, sans connotation discriminatoire". Anderlecht avait néanmoins été condamné à payer 1.000 euros pour d'autres chants entendus ce jour-là.

Insatisfait, le parquet a fait appel devant la CBAS et celle-ci a rendu sa décision après les débats du 12 septembre dernier. Pour la CBAS, "la phrase 'tous les paysans sont homosexuels' est évidemment incorrecte et prend un connotation négative dans le contexte d'un match de football. Les supporters impliqués emploient l'expression 'homo' pour s'en prendre aux fans de l'autre équipe. Ce chant ne peut pas être interprété de manière neutre mais bien comme stigmatisant envers la communauté LGBT. Ces chants n'aident en aucun cas Anderlecht et ne peuvent donc être considérés comme des chants de soutien."

L'amende initiale de 1.000 euros a donc été maintenue et une amende de 1.000 euros avec sursis y a été ajoutée. Anderlecht a de plus été obligé de s'acquitter de 1.500 euros de frais judiciaires.

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