L’expérience de Trebel, l’abattage de Sambi, la créativité d’Ashimeru : le triangle d’or de Kompany ?

Anderlecht battu l’Antwerp sans la moindre discussion (1-4) et a fait un pas important vers le Top 4. Le Sporting a séduit et a sans doute livré un de ses meilleurs matches de la saison. Le triangle Trebel-Sambi-Ashimeru n’y est pas étranger.

Les blessures, la forme ou les choix de Vincent Kompany ont fait que ce trident n’a été aligné de concert qu’à deux reprises… lors des deux derniers matches. Et à chaque fois les Mauves ont planté quatre buts. Sans doute pas un hasard.


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Albert Sambi Lokonga assume son rôle de capitaine. Facile balle au pied, il ne doit plus assurer seul la récupération. La présence du roquet Adrien Trebel à ses côtés le bonifie, le libère aussi. Ces deux-là ont commencé cinq matches ensemble pour un bilan éloquent : 4 victoires (2-0 contre le Cercle, 2-4 à Waasland, 4-1 contre Zulte et 1-4 à l’Antwerp) et un partage (0-0 contre Gand). On peut ajouter la deuxième mi-temps à Mouscron. Le score est de 1-0 pour l’Excel, le Français monte au jeu et Anderlecht égalise (1-1).

Majeed Ashimeru, arrivé en janvier, est venu apporter sa qualité et sa créativité. Mais le joueur prêté par Salzbourg n’est pas qu’un artiste, c’est un bosseur. Un gars qui se dépense pour l’équipe et prend les espaces.

Ce trio se complète, bétonne le milieu de terrain et stabilise l’ensemble de l’équipe. Protégés par ce triangle d’or mélange de puissance et de technique, les éléments offensifs sont plus libres de leurs mouvements. Ait El Hadj et Yari Verschaeren peuvent laisser libre cours à leur créativité en soutien de Lukas Nmecha.

"Ashimeru est de plus en plus à l’aise et c’est un joueur très complet", pointe Thomas Chatelle dans La Tribune. "Lui, El Hadj et Verschaeren ont fait très mal à l’Antwerp avec leur mobilité".

"La clé, c’est Trebel"

"La clé, c’est Trebel", embraie Thierry Luthers. "C’est un bon joueur, qui fait mieux jouer les autres. Et c’est un leader sur le terrain". Moins chien fou qu’il y a quelques années, l’ancien nantais amène son expérience aux gamins qui l’entourent. Il guide ses équipiers, les replace, il sait quand accélérer le jeu. Le métronome de l’entrejeu, c’est lui.

Utilisation des espaces, mentalité, engagement et ce petit supplément d’âme, Anderlecht a impressionné face à un Antwerp, il est vrai très apathique. "Kompany a trouvé son onze", insiste Luthers. "L’important est de répondre présent dans le money time, et Anderlecht l’est. Le Sporting a été audacieux, conquérant et surtout efficace".

C’est l’autre point très positif des derniers matches. Avec le duo Trebel-Sambi titulaire, Anderlecht tourne à 2,8 buts par match. Bien plus que sur l’ensemble de la saison (1,5 but par match).

Comme un symbole de cette nouvelle donne, Lukas Nmecha, qui a longtemps porté le poids de l’attaque mauve, a pu se payer le luxe de manquer un penalty, sans que cela ne prête à conséquence.

"Ce n’est jamais difficile pour moi de remotiver le groupe quand ça va mal. Je dois être très vigilant quand tout va bien", a concédé Kompany après le match.

Il reste deux journées à Anderlecht pour composter son ticket pour le Top 4. Et ce diptyque commence par la venue du leader brugeois. Un test grandeur nature.

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