Van Eetvelt: "C'est un rêve d'enfant, je suis supporter depuis mes 6 ans"

Le conseil d’administration d’Anderlecht a approuvé ce mardi l'arrivée de Karel Van Eetvelt en qualité de CEO à partir du 1er avril. C'est donc une nouvelel direction que va prendre le Sporting bruxellois avec cet ancien patron d'Unizo et CEo de Febelfin.

Eby Brouzakis lui a tendu son micro. "C'est un rêve d'enfant" explique l'homme de 53 ans. "Je suis supporter depuis que j'ai 6 ans. J'ai vu Lierse-Anderlecht quand j'avais cet âge et je suis tombé amoureux de ce club. J'ai toujours dit que si un projet sportif à Anderlecht venait un jour, je le ferai."

Il est officialisé en janvier mais ne débutera sa nouvelle fonction qu'en avril, le temps de faire le tour du propriétaire afin de prendre les bonnes décisions.  "Je n'ai pas encore de projet, je vais commencer par m'informer sur ce que chacun fait", a expliqué dans l'espace VIP du Lotto Park celui qui aura prochainement "la décision finale", même s'il souligne qu'il ne tranche "jamais seul".

Du point de vue sportif, Karel Van Eetvelt juge le projet de Vincent Kompany "fantastique". "J'ai discuté avec Vincent hier soir et j'étais impressionné du projet qu'il est en train d'élaborer. Il faut surtout le soutenir et voir où l'on peut renforcer ce projet-là." Mais il ne s'en occupera pas, assure-t-il. Sa première mission sera de gérer le budget, et plus particulièrement de réduire l'important déficit du club. "La direction sportive définit les profils, on déterminera les moyens qu'on y alloue. On doit faire cela ensemble", résume le futur CEO au sujet de la politique de recrutement.

Karel Van Eetvelt se félicite aussi des trois autres "transferts" réalisés par les Mauve et Blanc. "Philippe Close va renforcer le club avec sa grande expérience politique et Patrick Lefevere est l'un des plus grands dirigeants du sport mondial. Wouter Vandenhaute, qui est la personne qui a pris contact avec moi au tout début de l'année, est un visionnaire. Ce sont des profils qu'il n'y avait pas dans le conseil d'administration."

Pourtant avec ce dernier, n'y a-t-il pas de risque de conflit d’intérêts, avec sa société d’agent qui regroupe 24 joueurs dont Tielemans, Vadis, Raman mais aussi Franck Boeckx, le gardien réserve du Sporting? "Je suis personnellement serein. Mais si jamais cela devait être un problème et que je le vois, je ferais ce qu'il faut" explique Karel Van Eetvelt.

Désormais, Marc Coucke attend de sa nouvelle recrue des "analyses et des propositions". D'ici au 1er avril, date à laquelle il succédera officiellement à Jo Van Biesbroeck, le nouveau CEO va multiplier les contacts avec les très nombreuses personnes qui occupent un poste à responsabilité à Anderlecht. En commençant par Michaël Verschueren, le fils de celui auquel il avait avoué il y a 30 ans, alors qu'il était un simple footballeur amateur, qu'il se verrait bien là où il est arrivé aujourd'hui. "Je vais en discuter avec lui. Je l'ai vu pendant une demi-heure. Je le revois demain. Je veux qu'il m'explique ce qu'il fait, quelle est sa valeur ajoutée" termine Karel Van Eetvelt. "J'ai toujours fait comme cela. Je veux que les gens qui travaillent ici le fasse sur leurs points forts. Je vais m'informer, faire mes analyses et on prendra des décisions avec l'équipe si c'est nécessaire."

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