« Je suis Philippe Clement »

Le grand Johnny Cash introduisait chacun de ses concerts de la manière suivante: « Hello, I am Johnny Cash ». C'était fort. C'était lui. Et puis le talent faisait le reste. A la question de savoir, quel type d'entraîneur il est, le coach de Genk a, sans le savoir sans doute, usé d'une punchline similaire. « Je suis Philippe Clement. » Avant d'ajouter.  « Le même que le Clement joueur. Quelqu'un qui travaille beaucoup. Qui reste calme. Mais toujours motivé pour tout gagner.  »

Le titre d'entraîneur de l'année, avant le titre tout court pour celui qui s'inspire d'Aimé Antheunis, Trond Sollied, Michel Preud'Homme, Jurgen Klopp, Pep Guardiola...« Mais je reste d'abord moi-même. »

Une conviction, une foi en lui qu'il tire d'une carrière construite dans l'ombre de Preud'Homme à Bruges, dans la simplicité de Waasland-Beveren, avant d'arriver à Genk.  « J'ai l'air calme. Mais je peux crier. A l'Antwerp, nous étions menés 2-0. Mes joueurs n'y étaient pas du tout. Et au final on a gagné 2-4. »

Voilà pourquoi, l'air de rien, Philippe Clement s'apprête à sabrer le champagne ce dimanche.

«Mon groupe a prouvé toute cette saison qu'il est prêt pour ça. Nous avons 6 points de plus que Bruges. Nous avons marqué plus de buts que le Club. Et nous en avons concédés moins. Genk est la meilleure équipe de Belgique. Nous n'avons plus gagné à Bruges depuis 2011? Oui, cela remonte. Mais nous n'avions plus gagner au Standard depuis 7 ans. On l'a fait cette année.»

Ironie du sort, c'est à Bruges, chez lui en somme, que Philippe Clement va devoir le faire. Il y a joué, il y a été T2. « Etre champion là-bas ou ailleurs, peu importe. Je préférerais même être champion chez nous devant nos supporters. Mais je ne veux pas attendre...Et par rapport à un éventuel retour là-bas, je préfère ne pas y penser pendant les play-offs. »

Johnny Cash a bâti sa carrière sur des accords simples de guitare. Une guitare folk et une voix magistrale mais sans effet. Parce qu'une belle chanson se suffit à elle-même. Philippe Clement appréciera à coup sûr le parallèle. La simplicité, l'absence d'esbroufe, mais des résultats probants, c'est son truc. Il suit la ligne qu'il s'est tracée. Elle le conduira au titre. En anglais, cela se dit, cela se chante, « To walk the line ». 

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