Guillaume Gillet : "Je compte être un leader à Charleroi, et je me battrai pour gagner ma place"

Guillaume Gillet est de retour en Belgique, au Sporting de Charleroi. L’annonce date d’il y a quelques jours déjà mais le joueur a été présenté ce jeudi à la presse. Détendu et souriant, il semble avoir hâte d’en découdre sur les terrains. De son départ émouvant de Lens, à sa prise de décision il n’élude rien. Il espère pouvoir rencontrer le public carolo le plus rapidement possible.

Entre le confinement et son transfert, Gillet n’avait plus participé au moindre entraînement collectif depuis son dernier à Lens à la mi-mars. Du coup, il avait forcément très envie de reprendre : "Je me sens très bien, j’ai déjà pris beaucoup de plaisir en deux jours d’entraînement. Après quatre mois loin des terrains de foot, ça fait du bien de retoucher le ballon et de revoir des coéquipiers, ça me manquait beaucoup. La compétition, l’adrénaline, c’est quelque chose qu’on aime, nous les joueurs. Je suis ravi de pouvoir recommencer mon métier."

Le transfert de l’ex-Diable rouge se tramait depuis quelques semaines déjà : "J’avais rencontré le président, le coach, avec qui j’avais parlé presque 2h30. Donc on avait eu le temps de faire le tour du sujet. Il me fallait un petit temps de réflexion, parce que mon désir de base était de rester en France et de regoûter à la Ligue 1. Malheureusement je n’ai pas reçu de proposition… Je pense qu’à ce moment-là un retour en Belgique était la meilleure option…"

Il admet que Mouscron se montrait intéressé et qu’un ensemble de choses aurait pu faire pencher la balance en faveur des Hurlus… Il aurait pu éviter de déménager (il vit à Lille), ses enfants auraient pu rester dans la même école et on lui proposait un contrat de deux ans. Mais le défi carolo s’est avéré plus tentant… "C’est un club en constante amélioration, qui va participer à l’Europe… avec des supporters de plus en plus présents et qui sont vraiment derrière leur public. Depuis que Mehdi Bayat et le président ont repris le club on sent vraiment qu’il y a une autre dynamique. Tout ça a fait que ce club s’est amélioré dans tous les domaines. "

Quelque peu ému, le joueur admet que le fait de quitter Lens a été un déchirement. Le club lui a tout simplement expliqué qu’il était le seul milieu de terrain en fin de contrat et qu’il était plus facile, sportivement, de le laisser partir. "Je suis honnête j’étais vraiment très triste et ému de devoir quitter ce club. Je pense que j’ai laissé une très belle image auprès des supporters et je sais que pour eux je serai toujours le bienvenu. C’est vrai que c’est un club populaire et on sait que la région de Lens est une région très pauvre. Mais les gens sont bienveillants, ils sont gentils."

La comparaison entre Lens et Charleroi est assez évidente pour lui, "Je pense qu’on peut trouver dans les deux villes le même type de supporters et de personnes et ça a toujours eu une place dans mes décisions. Le fait que ce soit aussi un club historique."

Des supporters qu’il a évidemment hâte de rencontrer : "Je souhaite aux supporters, pas seulement ceux de Charleroi mais du monde entier, de pouvoir revenir dans les stades parce que ça doit aussi leur manquer énormément. Pour une équipe, sur le terrain, quand on a l’occasion d’avoir un beau public derrière soi c’est toujours mieux, ça nous donne toujours plus de force. Et je sais que les supporters à Charleroi sont très présents derrière l’équipe donc j’ai hâte de les rencontrer et de découvrir ça sur le terrain."

"J’espère jouer le duel des Sporting avec du public, ou ça aura une saveur en moins"

D’un point de vue sportivo-sportif, Guillaume peut apporter son expérience au groupe, mais pas seulement. Il est aussi un joueur très polyvalent : "Je peux apporter plusieurs choses à cette équipe, qui est ambitieuse, qui a réussi un très bon dernier championnat, les objectifs sont hauts. Avec tout ce que j’ai acquis à l’étranger notamment, je pense que je vais pouvoir apporter quelque chose à cette équipe."

Le joueur de 36 ans veut parvenir à s’imposer comme titulaire, en prouvant qu’il a encore la forme physique pour enchaîner les rencontres, mais aussi assumer un rôle de leader : "C’est un club qui a terminé troisième à un point de la deuxième place, donc les joueurs qui ont réussi ce championnat-là ce sont des bons joueurs où le club n’aurait pas terminé la phase classique à cette place. C’est sûr qu’il y aura de la concurrence, j’en ai toujours connu dans ma carrière et je suis prêt à me battre pour gagner ma place. J’ai aussi l’avantage d’être un joueur polyvalent, j’ai déjà joué à beaucoup de places différentes, c’est une arme supplémentaire pour le coach et pour moi."

Ce retour en Belgique implique également des retrouvailles avec ses anciens clubs belges (La Gantoise et Anderlecht) et plus particulièrement avec les Mauves avec qui il a vécu l’aventure la plus longue de sa carrière. Une fois le calendrier de la Pro League dévoilé mercredi, il a évidemment regardé les dates auxquelles les duels des Sporting se disputeront : "Oui c’est vrai que j’ai déjà regardé… J’espère encore une fois que ces matches pourront se jouer avec le public sinon c’est vrai que ça a une saveur en moins. Mais on va se concentrer déjà sur le premier match, qui est pas mal. Un petit déplacement à Bruges pour mon retour en Belgique ça s’annonce difficile, périlleux. Je suis dans un club qui vise les sommets, donc on va bien travailler pour être prêt lors du premier match."

S’il ne devait avoir qu’un objectif cette saison, Gillet partage celui des Zèbres : "Être dans les quatre premiers, pouvoir participer aux Playoffs 1 ce serait déjà quelque chose de réussi."

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