Grosjean : "La solution serait de pouvoir effectuer des fouilles plus approfondies"

La rencontre de la 4e journée des play-offs 1 du championnat de Belgique entre le Standard et Anderlecht a été arrêtée définitivement par l'arbitre Erik Lambrechts, après une demi-heure de jeu, vendredi soir en raison de jets d'objets et de fumigènes sur le terrain. Les engins pyrotechniques, un fléau dans les stades de foot.

"Des stewards sont là pour vérifier que les supporters entrent dans le stade sans engin pyrotechnique. Les supporters rentrent malheureusement en masse, environ 1300 fans adverses en quelques minutes, c’est très compliqué de les fouiller. D’autre part, les stewards ne sont pas habilités à faire une fouille approfondie, ils peuvent simplement réaliser une fouille superficielle. Je rappelle que ce sont les stewards du club visiteur qui s’occupent des supporters visiteurs. Il y a une présence policière afin de vérifier que les fouilles sont effectivement réalisées. Si vous avez observé le match, vous avez vu qu’il y avait peu de supporters du RSCA durant les cinq premières minutes. Ils sont arrivés au dernier moment afin d’être fouillé le moins possible", a précisé Alexandre Grosjean à notre micro.

Faut-il remettre les stewards en cause ? "Les stewards sont des bénévoles. Ils passent leur temps à aider leur club avec énormément d’altruisme. Je voudrais saluer le travail qu’ils accomplissent. Dans la grande majorité des stewards, leur comportement est exemplaire. La solution serait de pouvoir effectuer des fouilles plus approfondies, plus longues. Fouiller tout le monde pendant dix minutes, c’est tout simplement impossible. Notez que le problème n’est pas propre au championnat belge, il est international. L’UEFA s’est penchée sur cette problématique. On est demandeur de celui qui viendra avec la solution secrète. Je ne la vois pas tellement bien, si ce n’est d’interdire aux supporters adverses s’assister au match. Les caméras dont nous disposons sont précises et efficaces, mais les fauteurs de troubles se masquent pour ne pas être reconnus."

"On ne peut autoriser qu’une poignée d’inconscients puisse décider de la teneur d’un match selon leur bon vouloir. Ce qu’il faut, c’est que le règlement ne contraigne pas l’arbitre à ce genre de dérives. Vendredi soir, l’arbitre a scrupuleusement respecté le règlement. S’il avait une certaine forme de latitude, on aurait peut-être pu prendre une autre décision", a conclu le directeur général du Standard de Liège.

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