"Gillet a montré que le numéro 1, c'était lui"

Dans l'émission Complètement Foot diffusée dimanche, David Houdret, Pascal Scimè et Nordin Jbari ont procédé au débriefing d’Anderlecht - Standard et ont mis en avant le "manque d’idées" côté mauve, ainsi que la prestation de Jean-François Gillet dans les cages du Standard.

Sur le manque d’idées du Sporting d’Anderlecht

Pascal SCIME : "Le match du Standard à dix contre onze (je ne dis même pas à neuf parce que ça a duré deux minutes) ne m’a pas surpris. On sait que Jankovic sait disposer une équipe, il sait mettre une équipe en place pour contrer un adversaire, et donc là il l’a très bien fait. Moi ce qui m’a surtout déplu dans cette rencontre, à la fois c’est la première carte rouge, mais c’est aussi l’absence de jeu, l’absence d’idées du Sporting d’Anderlecht. Pourquoi René Weiler a-t-il attendu aussi longtemps pour passer à trois derrière et faire monter Massimo Bruno ? Et puis en première mi-temps, qu’est-ce que le Sporting d’Anderlecht a été lent ! Une absence de pressing aussi ! Et là je ne comprends pas. Je suppose que l’entraîneur n’a pas donné comme consigne de ne pas aller presser l’adversaire. Et puis en tant qu’équipe, en tant que collectif, si après une minute de jeu, vous êtes à 11 contre 10, et que vous êtes le Sporting d’Anderlecht, vous avez quand même l’intelligence auprès de joueurs d’un certain calibre de vous dire : "Hé les gars ! Ils sont à dix, on va aller les presser quand même !" Moi je n’ai pas vu la volonté d’étirer les blocs. Ça n’a pas joué assez vite ! En deuxième mi-temps, ce n’était pas beaucoup mieux. Alors oui il y a eu des occasions, une frappe sur la barre... Anderlecht aurait dû gagner ce match. Le Standard a fait le match qu’il devait faire à dix contre onze, très intelligent, mais il a été aidé par l’absence d’idées du côté du Sporting."

Nordin JBARI : "Quand on est Anderlecht, on doit tout faire pour gagner, et on doit amener du jeu. Pour le moment il n’y a pas cela. Alors oui le Standard s’est bien battu, et il n’y a rien à dire sur lui évidemment parce qu’avant le match il n’était pas très bien, les play-offs I s’éloignaient un petit peu, il y a des critiques... et puis c’est le pire scénario : tu viens à Anderlecht et tu prends une rouge après une minute de jeu. Tu te dis ça y est c’est la loi des séries, et puis finalement ils arrivent à accrocher le 0-0. Donc voilà, moi je dis bravo à eux mais je dis surtout qu’une fois de plus, cela fait cinq ans que c’est comme cela à Anderlecht."

Sur la prestation de Jean-François Gillet

Pascal SCIME : "Rappelez-vous le début de match de Jean-François Gillet. Sur la première frappe d’Anderlecht, il a une drôle d’intervention ou on sent qu’il n’est pas préparé et on se dit que ça va être compliqué. Et puis ben le gars, il a joué plus de 10 ans en Serie A, c’est un grand, il a l’expérience et il sait gérer ces moments-là. Aujourd’hui, il a montré que le titulaire, c’est lui."

Nordin JBARI : "Il y a le match évidemment, mais moi je trouve que là ou il a montré qu’il était grand, c’est sur toute cette période où il est resté sur le banc. Etre sur le banc, remplacé par Hubert, alors je fais toujours attention avec les jeunes de ne pas être trop critique, mais il faut reconnaître qu’il n’a pas été bon... Pendant toute cette période, il n’a pas fait de bruit. Il aurait pu faire des déclarations, il aurait pu dire "je vais partir"... C’est surtout là où je pense qu’il a récupéré sa place, ou il a montré qu’il était capable d’être le numéro 1 du Standard, et encore en plus aujourd’hui sur le terrain. Alors effectivement, le premier quart d’heure a été un peu difficile parce qu’il n’avait plus joué depuis longtemps… Et puis vous savez ce n’est pas un cadeau. Vous êtes devenu le numéro deux et puis on vous redonne votre chance lors d’un Anderlecht - Standard. C’est quitte ou double un truc pareil. […] Pour moi c’est sûr que Gillet va finir la saison dans les buts du Standard. Et puis moi je n’aime pas ces changements de gardien pendant la saison. Souvent, il y a des entraîneurs qui ont eu deux bons gardiens, et en voulant les mettre en concurrence tout le temps, finalement après six mois, ils n’avaient plus deux bons mais deux mauvais gardiens parce qu’ils avaient perdu la confiance. A un moment donné il faut prendre ses responsabilités, il faut choisir honnêtement le meilleur gardien, et voilà ! "

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