Gand, mode "Buffalo win" activé

Gand, mode “Buffalo win” activé
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Gand, mode “Buffalo win” activé - © Tous droits réservés

Ce vendredi soir, Gand ouvrira la 26e journée de Pro League par un déplacement à Eupen. Une rencontre à priori abordable pour des Buffalos en pleine bourre depuis quelques semaines. Même la décevante prestation de la semaine dernière ne semble pas ternir l’enthousiasme général et une ambition qui ne fait que croître... 

Parce que depuis un léger passage à vide en octobre-novembre, probablement dû à la succession infernale des rencontres, les Buffalos ont activé le mode “victoires”. C’est bien simple, depuis début décembre, ils restent sur un convaincant bilan de 20 points sur 27. Dans le détail, ça donne 6 victoires, 2 matches nuls et un seul accroc inopiné en déplacement à la côte ostendaise.

Résultat, au classement, les Buffalos s’érigent lentement mais sûrement comme l'adversaire principal capable de contrecarrer les plans de l'inarrêtable armada brugeoise. Gand pointe, certes, à neuf points des Blauw&Zwart mais pourrait profiter de la relative baisse de régime de son adversaire et surtout de la division par deux des points en play-offs pour venir s’immiscer dans la course au titre. Une ambition, peut-être démesurée mais qui peut, au final, s'avérer légitime. Analyse des points forts de cette équipe.

Un vrai groupe autour de coach Thorup

On en parle très peu, probablement parce qu’il n’est pas coutumier des gros titres, mais ce que fait Jesse Thorup avec son groupe mérite d’être souligné. Parce que quand on évoque le noyau buffalo, on parle effectivement d'un groupe et non d'une somme d'individualités. Sur le terrain, tout le monde court, tout le monde défend et tout le monde travaille pour le bien du collectif. Il n’est d’ailleurs pas rare de voir Laurent Depoître redescendre très bas pour tenter de récupérer le cuir. Et en dehors, les coups de colères, les frasques, les déclarations choc des joueurs excédentaires sont inexistantes.

Thorup, dans son pur style caractéristique scandinave, taciturne mais intransigeant, énergique mais réfléchi, a su insuffler une grinta, un fighting spirit à un groupe qui se cherchait après une dernière saison sans saveur. Aujourd’hui, personne ne se plaint, tout le monde connait son rôle et avance dans la même direction.

Une attaque en pleine bourre

Autre force de frappe des Buffalos, son contingent offensif. En 25 rencontres de Pro League, Gand a inscrit la bagatelle de 51 buts. Faites le calcul, le club flandrien inscrit donc plus de deux buts par match. Grâce à cette plantureuse moyenne, ils se partagent le titre honorifique de meilleure attaque avec Bruges, loin devant l’Antwerp (44), le Standard (43) ou Charleroi (42).

Toutes compétitions confondues (Europa League et Coupe inclues donc), le bilan s’élève à 64 buts en 39 matches. Solide. Principal fer de lance d’une attaque qui carbure à plein régime, le trio Yaremchuk - Depoitre - David. Aussi complémentaire que déroutant, le trinôme a un pied dans...52 des 64 buts de son équipe. Ajoutez à cela les 12 passes décisives d’un Vadis Odjidja en capitaine modèle, les sept buts importants d’un Roman Bezus revanchard et l’apport sur phases arrêtées d’un Michael Ngadeu tout puissant et vous obtenez un cocktail quasiment létal pour les adversaires. 

Un mental d’acier

Si les Gantois en sont là aujourd’hui, c’est aussi parce que l’atmosphère au dessus de la Ghelamco Arena semble imprégnée d’un doux parfum de sérénité et de confiance en soi. On a l’impression que rien ne peut ébranler l’assurance accumulée ces derniers mois. Des derniers mois lors desquels les ouailles de Thorup ont souvent eu le don d’inverser des situations mal embarquées. Depuis l’entame de la saison, Gand est parvenu à prendre au minimum un point lors de...huit rencontres pendant lesquelles il était menéz au score. Et souvent, ce sursaut d’orgueil survenait contre des adversaires de calibre supérieur : Wolfsburg, Anderlecht (2x), Bruges et le Standard. En play-offs, les Gantois auront à nouveau l'occasion de prouver que mentalement, ils savent répondre présent.

Tout n'est évidemment pas parfait, défensivement Gand n'est pas des plus perméables et semble, par moments, manquer de jus et de vitesse en contre-attaque face à des adversaires plus vivaces. Autre bémol, le calendrier des Buffalos qui reste très costaud. Entre le déplacement à Eupen et la venue de Saint-Trond fin février, les Buffalos devront se coltiner un double affrontement face à l'AS Rome en Europa League. Gare aux jambes lourdes après ce mois éreintant physiquement. Dans le cas contraire, si les troupes de Thorup négocient bien ce redoutable enchaînement, le trône de Bruges pourrait commencer à vaciller. Avec en juge de paix, les play-offs évidemment...

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