Eupen et Mouscron : saison tranquille ou voués à lutter pour le maintien ?

Mouscron, Eupen : saison tranquille ou direction la lutte pour le maintien ?
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Mouscron, Eupen : saison tranquille ou direction la lutte pour le maintien ? - © Tous droits réservés

A l’aube de chaque saison, Eupen et Mouscron sont cités parmi les irrémédiables candidats à la descente. Le défunt exercice n’a pas dérogé à la règle : systématiquement, les lacunes des deux équipes étaient pointées du doigt. Pourtant tour à tour – Eupen en début de saison et Mouscron juste avant les play-offs – elles ont surpris par leurs performances. Intrigué par leur audace. A la fin de la phase classique, elles étaient même loin d’une relégation. Un classement convaincant au sein du ventre mou, qu’elles entendent rééditer cette saison. Parce qu’une fois qu’on a connu les joies d’une saison tranquille, on ne peut plus s’en passer. Mais les deux équipes en sont-elles capables au vu de leur été mouvementé ?

L’exil des titulaires à Mouscron

Comme tous les ans, Mouscron a enregistré l’exode de nombreux piliers. Le revers de la médaille d’une politique sportive qui mise surtout sur les joueurs prêtés. Taiwo Awonyi en est la cruelle illustration. Prêté au club l’hiver dernier, auteur de sept buts et deux passes décisives en neuf matches, il s’est vite érigé comme le fer de lance d’une attaque mouscronnoise en plein renouveau lors de la phase retour. Malheureusement pour Mouscron, son prêt ne durait que six petits mois. Le contingent offensif des Hurlus se retrouve donc dépeuplé, surtout que Mbaye Leye, Selim Amallah et Manuel Benson ont, eux aussi, quitté le navire.

Et qu’en est-il des renforts ? Cet été, Mouscron a décidé de ne pas traîner en se renforçant rapidement. Une volonté de Paul Allaerts, le directeur général et sportif des Hurlus qui s'est exprimé au micro de la DH : “L’année dernière, nous avions dû faire de grandes manœuvres durant la dernière quinzaine d’août et nous ne voulons plus vivre ça. Il faut à tout prix éviter de se retrouver dans une situation similaire à l’année dernière avec ce fameux 0 sur 18."

Au final, les Hurlus ont rapidement débauché un jeune attaquant du Werder Brême, Jonah Osabutey, un défenseur polonais, Rafal Piertrzak, en provenance du Wisla Cracovie, un ailier germano-tunisien, Sami Allagui, qui évoluait à Sant-Pauli en 2e Bundesliga, un médian monténégrin de 25 ans, Denis Hocko et un latéral espagnol de 24 ans, Joan Campins, qui évoluait en Hongrie.

Beaucoup de joueurs méconnus chez nous, qui viennent garnir les rangs d’une équipe plutôt inexpérimentée. Si la mayonnaise prend et que les pièces du puzzle s’imbriquent, cela pourrait marcher. Mouscron pourrait dès lors vivre une nouvelle saison 'tranquille', dans le ventre mou, comme le désire sa direction. Dans le cas contraire, si les nombreux renforts ne s’intègrent pas, le manque de profondeur d’un noyau fortement remodelé, et ce relatif manque d’expérience risque d’être rédhibitoire. Premier match des Hurlus samedi à Saint-Trond.

Le couteau entre les dents à Eupen

Du côté germanophone, on entend bien entendu poursuivre sur la belle lancée actuelle. Alors qu’ils s’apprêtent à disputer leur quatrième saison consécutive parmi l’élite, les Pandas ne veulent plus connaître ce spectre chronique de la relégation. Les dirigeants se sont donc montrés particulièrement actifs en embauchant… Dix joueurs cet été. Parmi les noms les plus ronflants, on pointera Ortwin de Wolf, l’ancien portier de Lokeren, seule lueur dans la grisaille d’une saison waeslandienne 2018-2019 bien morose, ou Leonardo Rocha, buteur portugais et meilleur artificier de la défunte D1B avec Lommel (21 buts en 33 matches).

Des transferts pléthoriques qui semblaient plus que nécessaires parce que, dans le même temps, le club a perdu… Seize joueurs. C’est à un véritable remue-ménage qu’on assiste depuis quelques semaines à Eupen. Plusieurs piliers ont d’ailleurs levé les voiles. Parmi eux, l’excellent latéral belgo-espagnol Alessio Castro-Montes (Gand), l’ailier ghanéen Eric Ocansey (Courtrai) ou le métronome de l’équipe, Luis Garcia, qui a mis fin à sa carrière à 38 ans. David Pollet et Mamadou Fall sont, eux, de retour à Charleroi après la fin de leur prêt.

Une agitation qui se répercute même jusque sur le petit banc. L’entraîneur Claude Makelele, a été prié de céder sa casquette au profit de Benat San José, un jeune entraîneur espagnol de 39 ans, dépourvu de références au plus haut niveau. Vous l’aurez compris, difficile de pronostiquer sur cette erratique équipe d’Eupen, tant les changements ont été nombreux. Une chose est sûre, toutes les équipes semblant s’être renforcées, la bataille pour arracher une place dans le ventre mou risque d’être acharnée. Et une équipe comme Eupen, qui a connu tant de bouleversements, pourrait en être l’une des victimes expiatoires. Début de la saison des Pandas à domicile contre l’Antwerp dimanche soir.

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