Entre Clasico masculin et féminin, le grand écart du football belge

Deux clasico en deux jours, le football Belge était à la fête en cette fin de semaine. Anderlecht et le Standard se sont affrontés chez les hommes jeudi, avec une victoire du Standard, et chez les dames vendredi avec une victoire d’Anderlecht, l’équipe championne.

Si ces hommes et ces femmes exercent le même métier au sein de l’élite du football en Belgique ils le font dans des conditions très différentes.  Loin des 20.000 places du Stade Constant Vanden Stock, le classico féminin se disputait à Tubize avec 80 places assisses et environ 150 supporters. Malgré la bonne volonté de ces derniers, il serait indécent de comparer l’ambiance des deux matches, alors que la qualité était présente sur le terrain. Et tout cela, après une semaine très compliquée pour l’équipe féminine d’Anderlecht.

Mardi, les filles de Patrick Wachel ont appris par erreur qu’il n’y aurait plus d’équipe féminine l’an prochain. Une mauvaise information rectifiée les jours suivants, rassurant joueuses et staff, malgré quelques restrictions budgétaires prévues pour la saison prochaine et des incertitudes sur le noyau. Ils pourront sans doute jouer la Ligue de Champions qu’ils attendent tant et pour laquelle ils sont parvenus à se qualifier, mais ils ne savent pas s’ils auront une équipe compétitive pour la disputer.

Les remous dans le club d’Anderlecht cette saison sont le reflet d’une situation symptomatique : les grands clubs de Belgique ont, pour beaucoup, des difficultés à miser sur le football féminin contrairement à une fédération nationale très impliquée avec des Red Flames toujours plus présentes sur la scène internationale.

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