Dury après le match contre Bruges : "L'arbitre-vidéo était dans son lit"

Le coach de Zulte Waregem, Francky Dury, et ses joueurs n’ont pas pu cacher leur mécontentement après leur défaite (2-1) de vendredi soir face au FC Bruges lors de la 3ème journée de Pro League.

Mené 2-1, le Essevee pousse et réclame - à raison - un penalty à la 75ème minute pour une faute de Brandon Mechele sur Peter Olayinka. Mais l’arbitre central de la rencontre, Monsieur Visser, laisse le jeu se poursuivre. L’arbitrage-vidéo, utilisé pour la quatrième fois en Belgique (après la Supercoupe et deux matches de Pro League, ndlr), n’intervient pas non plus. Au grand étonnement des joueurs du stade Arc-en-ciel.

"L’arbitre-vidéo (Yves Marchand et Tim Pots étaient dans la régie vidéo, ndlr) était dans son lit. Il a fait une grosse faute, a pesté le coach de Zulte au micro de la RTBF après le match. C’est dommage de devoir parler de l’arbitrage-vidéo après un match. Ce n’est pas bon pour le foot, ce n’est pas sérieux. L’arbitrage-vidéo est là pour aider l’arbitre central. Ici, pourquoi n’est-il pas intervenu ? Si ça arrive à Bruges, je pense que c’est la guerre. Nous, on ne peut pas critiquer. C’est très difficile parce qu’on a dominé la seconde mi-temps, la réaction après le 0-2 était fantastique. Quand tu perds comme cela, ce n’est pas bon. Je suis déçu par l’arbitrage-vidéo. Que font-ils ? Ils regardent leur télévision, ils boivent un café ou ils s’amusent ? On ne peut pas accepter ça. L’arbitrage-vidéo est installé pour aider tout le monde, pour ne plus avoir de discussions après les matches…" a encore soufflé Dury.

Julien De Sart n’a pas non plus pu cacher sa déception et sa frustration.

"C’est frustrant. On peut être fier de ce qu’on a fait. On a livré un bon match. Mais il y a ce penalty non sifflé. Une phase un peu litigieuse. J’ai demandé à l’arbitre de faire appel à la vidéo. Il m’a dit que la phase avait été revue et il n’a pas donné suite. C’est un peu spécial. On a revu l’action dans le vestiaire… je pense qu’il y a clairement penalty. Il n’y a pas discussion. C’est décevant parce que c’est vraiment un tournant. Ça influence le match, c’est vraiment dommage."

"Il y a la vidéo mais il faut peut-être l’utiliser à bon escient. Ça devrait être simple, ça ne l’a pas été ce soir. Il y a encore des points à travailler" a conclu le milieu de terrain.

Pour Johan Verbist, responsable des arbitres, qui ne s'est pas encore entretenu avec l'arbitre Visser et l'arbitre vidéo Yves Marchand, une chose est claire : Zulte Waregem méritait un penalty. "Lorsqu'une faute est commise dans le rectangle, c'est à l'arbitre vidéo d'alerter l'arbitre. Ensuite, celui-ci doit stopper le jeu et regarder les images", a précisé Johan Verbist, qui a tenu à rappeler la procédure.

Marchand et ses deux assistants, qui étaient dans le bus de production, avaient à leur disposition dix angles de vue différents. Verbist soupçonne que l'arbitre vidéo qui, selon les statuts de l'IFAB ne peut pas réagir, n'a pas estimé qu'il y avait penalty et n'a pas conseillé à Visser de consulter les images. "Mais je n'en suis absolument pas sûr. La semaine prochaine, je vais analyser les phases avec eux."

Pour cela, Verbist dispose également les enregistrements de ce qui s'est passé dans le bus. Selon Verbist, l'arbitre, qui en était à sa première expérience avec la VAR, a commis une petite erreur. "Après la faute, il n'aurait pas dû directement faire le geste "Pas de faute, on continue !" Bien que pour Visser cette position soit défendable."

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