Didier Frenay réagit sur les 6 millions de commission sur le transfert de Dimata : "Complètement faux"

Landry Dimata et Didier Frenay
Landry Dimata et Didier Frenay - © Belga

Dans l’émission spéciale consacrée au séisme qui secoue le football belge mercredi soir, un volet a été consacré aux commissions obtenues par les agents lors des transferts de joueurs. Thomas Bricmont (journaliste de Sport Foot/Magazine) a donné l’exemple du transfert de Landry Dimata du club d’Ostende à Wolfsburg. Il a avancé les chiffres de 11 millions d’euros pour le transfert et de 6 millions d’euros de commission. Soit plus de la moitié du montant.

Des chiffres que réfute Didier Frenay, l’agent de l’attaquant belge. "C’est complètement faux", réagit-il à notre rédaction.

Retour sur les faits : N’ayant pas l’opportunité de jouer en équipe première au Standard, Dimata a quitté le club liégeois en 2016 pour Ostende. Inconnu ou presque, il va, à 19 ans, littéralement éblouir tous les observateurs au KVO.

Didier Frenay détaille : "Dimata a joué 10 mois à Ostende qui a payé 500.000 euros au Standard (club dans lequel il a évolué chez les jeunes, ndlr) par correction à l’époque. Après sa bonne saison à la Côte, plusieurs clubs européens (Angleterre, Allemagne, Italie, …) ont montré de l’intérêt".

Le buteur belge a finalement opté pour la Bundesliga et Wolfsburg. Le club allemand a déboursé "11.500.000€ avec plusieurs bonus où avec un seul contrat Nani a pu assurer son avenir", note l’agent du joueur.

De ce montant, Ostende "a touché 70%, soit environ 8.175.000 €. Jamais le club côtier n’avait obtenu cela dans son histoire. Nous avons touché la différence".  Cela équivaut donc à environ 3.325.000 de commission.

Et l’agent de Landry Dimata de préciser : "Tout cela pour un joueur inconnu d’Ostende ou de tout le monde. N’importe quel dirigeant qui représente son club et les intérêts de celui-ci serait super content. Particulièrement à Ostende qui n’avait jamais réalisé une telle opération !".

Didier Frenay regrette qu’il n’y ait pas de véritable réglementation concernant les agents. Pour lui, les instances du foot laissent aller. Il nous a précisé que sa société travaille en toute transparence tout en reconnaissant qu’il gagne très bien sa vie et que les sommes brassées sont en effet particulièrement importantes. Il se dit, de son côté, prêt à ouvrir tous ses livres et montrer tous les contrats. 

Il pointe en exemple le marché allemand beaucoup plus professionnel, plus structuré globalement au niveau du management des clubs que le nôtre. Ce professionnalisme plus abouti est un facteur de transparence. 

En conclusion, Didier Frenay, qui pratique le métier d'agent depuis 18 ans, a tenu à réagir car il souhaite qu'on ne fasse pas d'amalgame dans le style : "Tous les agents sont pourris". "Ce n'est pas parce qu'on gagne beaucoup d'argent qu'on est malhonnête. La réflexion vaut aussi pour Mogi Bayat jusqu'à preuve du contraire", conclut-il.

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