Depoitre : "Oui, j'ai eu d'autres offres belges que Gand"

Trois ans quasiment jour pour jour. Le 7 août 2016, Gand battait Genk 1-0 (but de… Jérémy Perbet) : quelques heures plus tard, Laurent Depoitre signait pour 6 millions d’euros à Porto où il allait passer une (mièvre) saison. 1.099 jours plus tard, Depoitre a donc refoulé hier la pelouse de la Ghelamco Arena, le temps des 22 dernières minutes de la promenade buffalo contre Eupen.

Mais dès le début de son échauffement, aux approches de la pause, Lolo a pu se rendre compte qu’il était resté le chouchou local. " Quand je me suis levé du petit banc, j’ai entendu une grande ovation dans le stade " raconte Depoitre en zone mixte. " Sincèrement, je ne m’attendais pas à un accueil aussi chaleureux, ça fait vraiment plaisir. Marquer aurait été la cerise sur le gâteau, mais il faut me laisser le temps de reprendre mes marques : c’était mes 20 premières minutes depuis longtemps… Le principal était la victoire. Et il faut dire qu’on a bien fait ça : on a montré qu’on avait de la qualité dans l’équipe. "

Ce retour à la Ghelamco Arena semblait écrit dans les étoiles. Même si à chaque mercato, le nom de Depoitre circulait aussi dans les 4 autres grands clubs belges, particulièrement à Anderlecht.

Je n’ai pas eu d’offres de tous les 4 clubs dont vous parlez… mais de certains oui " sourit mystérieusement Depoitre. " Mais Gand était tout naturellement mon premier choix : c’est le club de mon cœur après tout ce que j’ai vécu ici, c’était plus facile pour moi de me relancer ici, c’est comme revenir à la maison… "

Les 3 saisons passées par Depoitre à l’étranger n’ont pas pris le tour dont il rêvait : une saison ratée à Porto, puis deux saisons à Huddersfield – seule la première fut satisfaisante. Une expérience qu’il refuse de qualifier d’échec.

Si le Depoitre de 2019 est différent de celui de 2016 ? C’est difficile à dire " poursuit le colosse tournaisien. " J’ai acquis du métier en allant à l’étranger. En Premier League, les défenseurs sont autrement plus costauds qu’en Belgique, c’était une bonne expérience. Quand j’aurai retrouvé mon meilleur niveau, je ferai parler cette expérience. Je bosse, je m’entraîne chaque jour pour retrouver la forme et le haut niveau. Ça viendra quand ça viendra : pas à pas, jour après jour. "

Reste que Depoitre, révélé par le titre gantois de 2015 suivi par la fameuse campagne de Ligue des Champions, rejoint le contingent des Belges ayant tenté le grand saut étranger… pour finalement revenir à son point de départ.

Je voulais de toute façon revenir tôt ou tard en Belgique. Je pouvais encore rester à l’étranger : il y a eu des hauts et des bas, c’est vrai, mais je suis content d’avoir tenté l’aventure. J’ai toujours gardé le contact avec Gand : je suivais les résultats du club et quand je le pouvais, je suivais même les matches en streaming. C’est difficile de juger après 10 jours en Belgique, mais j’ai le sentiment qu’intrinsèquement, il y a autant… si pas plus de qualités dans notre équipe actuelle que dans celle championne il y a 4 ans. Après, il faut voir comment les choses prennent. Le niveau général du championnat me semble avoir augmenté : pas mal de clubs ont fait de bons transferts, le championnat est compétitif et la concurrence va faire rage ! "

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