Croenen : "Nous avons essayé de garder Pozuelo, mais ça n'a pas fonctionné"

Croenen : "Nous avons essayé de garder Pozuelo, mais ça n'a pas fonctionné"
Croenen : "Nous avons essayé de garder Pozuelo, mais ça n'a pas fonctionné" - © VIRGINIE LEFOUR - BELGA

Peter Croenen s'est résolu à laisser partir Alejandro Pozuelo, son maître à jouer. Convaincu de son bon droit dans cette affaire, le président de Genk a fini par céder. Il se dit déçu par son futur ex-joueur mais regrette surtout le rôle joué par ses managers.

Début janvier, rien ne laissait présager cette issue. Pozo et le club limbourgeois était parvenu à un accord au sujet d'un nouveau contrat qui ne comprenait plus de clause libératoire. Le joueur acceptait, lui, de rester jusqu'en fin de saison malgré la perspective lucrative d'un transfert dans le Golfe. Tout allait bien dans le meilleur des mondes.

Il ne manquait plus que la signature de l'Espagnol. C'est à ce moment que Toronto s'est invité dans l'histoire et que le débat juridique entre l'entourage du médian et le club a débuté. D'un côté, Pozuelo et ses agents estiment que la clause libératoire est toujours valable puisque le nouveau contrat n'a pas été paraphé. De l'autre, Genk est persuadé que l'accord marqué par e-mail à valeur de contrat. "Si nous avions joué très dur sur le plan juridique, je pense qu'il serait resté. La question est de savoir ce que nous y aurions gagné (...) Nous avons essayé de garder Pozuelo, mais ça n'a pas fonctionné. L'extra financier (Genk a reçu 10 millions, soit 2 de plus que le montant de la clause libératoire) n'est certainement pas une victoire pour nous", souligne-t-il dans Het Laatste Nieuws.

Croenen dit "comprendre" joueur qui a eu envie de saisir l'opportunité. "Toronto est une belle ville et c'est un beau contrat. Par contre, j'ai plus un problème avec ses agents, qui n'ont pas bloqué Toronto. Ils savaient que les e-mails sont considérés par la FIFA comme un accord signé. Ils auraient dû dire : 'Pozo, on s'arrête là'".

Le Racing a tenté de trouver la moins mauvaise solution pour résoudre cette affaire. Pozuelo quittera donc Genk à la fin de la phase classique. "Je suis convaincu qu'il va tout donner dans les trois matches restants, si le coach décide de l'aligner", affirme Croenen.

Le président de Genk se dit "déçu par Pozo" mais il ne veut pas en faire "un bouc émissaire". "Il ne quittera pas le club par la grande porte, mais il ne partira pas non plus par la petite porte (...) Son départ n'hypothèque pas nos chances de titre, Genk est plus que Pozuelo (...) J'ai l'impression que le groupe veut prouver qu'il peut le faire sans Pozo", conclut-il. 

 

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